Un géant en finale de la NBA : Wembanyama veut tout gagner

01/06/2026

Wembanyama, MVP de la finale de Conférence Ouest, mène les Spurs face aux Knicks pour le titre. « Gagner est le sens de ma vie », confie-t-il.

Trois saisons. Il a fallu trois saisons à Victor Wembanyama pour mener San Antonio Spurs jusqu’à une finale NBA. Les Spurs ont éliminé les champions en titre d’Oklahoma City Thunder au terme d’un septième match disputé (111-103) et retrouveront les New York Knicks pour le titre, à partir de ce jeudi. Un remake de la finale 1999, qui avait sacré San Antonio pour la première fois et constitue à ce jour la dernière apparition des Knicks à ce stade de la compétition.

À 22 ans, le pivot français de 2,24 mètres joue pour le titre. Les larmes aux yeux à l’issue de la rencontre, il n’a pas cherché à dissimuler ce que cela représentait : « Gagner le titre est un rêve d’enfance. C’est presque le sens de ma vie. » Il a ajouté : « Je ne peux pas expliquer cette sensation. Elle est très intense et je veux la ressentir encore de nombreuses fois dans ma vie. C’est une opportunité irréelle. Ma vie est incroyable. »

Désigné MVP de la série, Wembanyama a livré 22 points et 7 rebonds lors de ce game 7, le premier d’une finale de Conférence depuis 2018. Il n’a pas été seul. Julien Champagnie a été décisif à trois points (6/10, 20 points au total), tandis que Stephon Castle, 21 ans, a apporté 16 points, 6 rebonds et 6 passes décisives avec une maturité bien au-delà de son âge. Dylan Harper, 20 ans, complète un groupe de jeunes qui jouent en guerriers aguerris.

Les absences qui ont pesé sur Oklahoma City

Du côté du Thunder, Shai Gilgeous-Alexander a tout tenté : 35 points, 9 passes, 4 rebonds. Mais il était plus seul que jamais. Jalen Williams, blessé aux ischio-jambiers, n’a pas pu jouer. Ajay Mitchell souffrait du soléaire. Sans ces deux créateurs, la défense de San Antonio n’avait qu’un seul danger à gérer. Cason Wallace a bien tenté de suppléer (17 points, 7 rebonds), mais cela n’a pas suffi. Chet Holmgren, souvent présenté comme la bête noire de Wembanyama dans cette série, a été inexistant : 4 points, 1 tir réussi sur 2 en 33 minutes.https://lafontpresse.fr/combien-gagne-theo-maledon/

Un héritage à poursuivre, un titre à conquérir

Cette finale est la sixième de l’histoire des Spurs, et la première depuis 2014. Wembanyama marche dans les traces de Tim Duncan, David Robinson, Manu Ginobili et Kawhi Leonard, certains d’entre eux ayant accompagné le joueur à ses débuts dans la ligue. Sa montée en puissance a été volontairement progressive, construite dans la durée, pour aboutir à ce moment.

Une figure reste particulièrement présente dans l’esprit du joueur : Gregg Popovich. Son premier entraîneur en NBA, contraint à la retraite après un accident vasculaire cérébral, n’a jamais vraiment quitté le groupe. Durant la série contre Oklahoma City, il s’est présenté dans le vestiaire pour un discours de motivation. Wembanyama lui a rendu hommage avec une émotion brute : « C’est le patron. Il traverse des choses que nous ne pouvons même pas imaginer. J’ai besoin de l’appeler, de le voir, de lui parler. »

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Féru de sports extrêmes et de préparation physique, Marie Meunier est responsable de la rubrique nutrition.

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