Dix ans après sa retraite, Robert Pirès fêtera son jubilé à Metz, tout en menant une nouvelle vie entre médias, UNFP et mémoire de ses grandes années.
À 52 ans, Robert Pirès jouera son jubilé au stade Saint-Symphorien de Metz le 6 octobre 2026, dix ans après la fin de sa carrière professionnelle annoncée en février 2016. L’ancien milieu offensif de l’équipe de France et d’Arsenal organise cette rencontre dans le club où il a débuté en première division au début des années 1990.
Un dernier rendez-vous à Metz
Le FC Metz a annoncé le 14 avril 2026 que Robert Pirès fêterait son jubilé le 6 octobre 2026 au stade Saint-Symphorien. Plusieurs médias ont confirmé dans la foulée la date, le lieu et le principe d’un match de gala organisé dix ans après la retraite du champion du monde 1998.
Robert Pirès a expliqué à cette occasion qu’il était « logique » d’organiser ce rendez-vous à Metz, en rappelant que sa carrière professionnelle y avait commencé. Le choix du FC Metz donne à l’événement une portée biographique immédiate : c’est à Saint-Symphorien qu’il s’est installé durablement dans le football français avant de rejoindre Marseille, puis Arsenal.
Le format exact de la rencontre n’est pas encore entièrement documenté dans le détail, mais les premières annonces évoquent la présence d’anciens coéquipiers et de personnalités du football venues l’accompagner pour cette soirée. À ce stade, il vaut mieux parler d’un match de gala autour de Pirès que figer une affiche ou une composition d’équipes qui n’ont pas encore été officiellement détaillées.
Le consultant des soirées européennes
Depuis 2019, Robert Pirès intervient comme consultant pour Canal+, après avoir accepté la proposition de la chaîne pour couvrir notamment la Premier League. Cette activité reste actuelle en 2026.
Le 27 avril 2026, il a été reçu dans l’émission « Culture Médias » sur Europe 1 pour parler des demi-finales de Ligue des champions diffusées sur Canal+, ce qui confirme sa place dans le dispositif éditorial de la chaîne autour des grandes compétitions européennes.
Ses prises de parole récentes le montrent toujours très lié à Arsenal. En septembre 2025, il estimait que les Gunners avaient « cette envie d’être champion d’Angleterre », signe qu’il demeure une voix sollicitée dès qu’il s’agit de commenter l’évolution de son ancien club. Sa reconversion médiatique repose donc sur une continuité nette : Pirès ne s’est pas éloigné du football, il a déplacé sa présence du terrain vers l’analyse.
L’UNFP et l’après-carrière
En 2025, l’UNFP a lancé un Comité de solidarité présidé par Robert Pirès afin d’aider les anciens joueurs et joueuses confrontés à des difficultés sociales, financières ou personnelles. Le syndicat a présenté cette initiative comme un outil d’accompagnement pour des ex-professionnels fragilisés après la fin de leur carrière.
Dans un entretien publié en juillet 2025, Pirès a déclaré que « certains anciens joueurs sont dans la précarité ». Il a ajouté qu’il ne fallait pas « oublier les autres », en parlant des anciens footballeurs moins exposés que les stars de l’élite, et de ceux pour qui l’après-carrière se transforme en impasse matérielle ou psychologique.
Cette fonction à l’UNFP donne aujourd’hui une dimension publique supplémentaire à sa reconversion. L’ancien joueur n’est plus seulement un consultant ou une ancienne gloire sollicitée pour parler d’Arsenal et des Bleus ; il occupe aussi un rôle institutionnel dans un sujet rarement traité avec autant de visibilité : la fragilité d’une partie des anciens professionnels.
Une vie privée traitée avec retenue
Le 19 septembre 2024, Robert Pirès a annoncé publiquement sa séparation d’avec Jessica Lemarié, après 21 ans de vie commune et plusieurs années de mariage. Il indiquait qu’ils resteraient « toujours une famille », tout en demandant le respect de leur vie privée.
Les informations disponibles sur cette séparation proviennent surtout de déclarations publiques et de reprises médiatiques. Elles permettent d’établir le fait de la rupture et son caractère public, mais elles ne justifient pas d’aller au-delà de ce qui a été déclaré ou rapporté avec précision par les intéressés.
En avril 2026, Jessica Lemarié est revenue sur une période « douloureuse » liée à cette séparation. En l’état des éléments connus, il est plus rigoureux de s’en tenir à cette chronologie et à ces déclarations qu’à des descriptions trop précises de leur organisation familiale ou de leur vie actuelle.
Des projets encore flous hors du terrain
Début 2025, plusieurs articles ont évoqué pour Robert Pirès une « nouvelle carrière » présentée comme éloignée du football. Aucune annonce officielle ni aucun entretien détaillé ne permet toutefois d’identifier précisément la nature de ce projet.
Cet élément peut donc être conservé dans un article, mais uniquement avec prudence. À ce stade, il faut parler d’un projet évoqué, et non d’une reconversion déjà documentée dans le détail.
Metz, Marseille, Arsenal : la base du personnage public
Robert Pirès s’est installé au FC Metz dans les années 1990, avec un premier titre, la Coupe de la Ligue 1996, puis une saison 1997-1998 conclue à la deuxième place du championnat de France. Ce passage lorrain constitue le socle de son parcours, celui auquel son jubilé de 2026 renvoie directement.
Transféré à l’Olympique de Marseille en 1998, il y dispute notamment la finale de la Coupe UEFA 1999 avant de quitter la France pour l’Angleterre. Son départ à Arsenal en 2000 ouvre la séquence la plus célèbre de sa carrière.
Sous le maillot des Gunners, il remporte deux titres de champion d’Angleterre, en 2002 et 2004, ainsi que trois FA Cups, en 2002, 2003 et 2005. Les statistiques exactes varient légèrement selon les bases consultées, mais toutes convergent vers un bilan de plus de 280 matches et plus de 80 buts sous les couleurs d’Arsenal. La saison 2003-2004, conclue sans défaite en championnat, demeure le sommet collectif de cette période.
Après Arsenal, Pirès poursuit sa carrière à Villarreal, puis dans d’autres expériences plus brèves avant l’annonce officielle de sa retraite en février 2016. Ce parcours, entre club formateur, très haut niveau européen et longévité, explique la place qu’il conserve dans le débat footballistique près de dix ans après la fin de sa carrière.
Les Bleus, les titres et la parole retrouvée
Avec l’équipe de France, Robert Pirès compte 79 sélections et 14 buts. Il fait partie du groupe sacré champion du monde en 1998 puis de l’équipe qui remporte l’Euro 2000.
Son nom reste aussi associé à la finale de l’Euro 2000, au cours de laquelle il délivre la passe décisive à David Trezeguet sur le but en or contre l’Italie. Il ajoute à ce palmarès les Coupes des Confédérations 2001 et 2003.
En avril 2026, il est revenu sur ses rapports avec Raymond Domenech. Cette séquence rappelle qu’à côté du champion du monde et de l’ancien « Invincible », subsiste aussi un international dont la fin d’aventure en Bleu a longtemps laissé des traces dans le récit de carrière.
Une vie d’après encore très liée au football
En 2026, les éléments solidement établis dessinent une trajectoire cohérente. Robert Pirès prépare un jubilé à Metz, travaille comme consultant pour Canal+ préside le Comité de solidarité de l’UNFP et reste régulièrement sollicité pour commenter l’actualité d’Arsenal et des compétitions européennes.
Le reste doit être manié avec plus de précaution. Sa vie privée a bien connu une rupture rendue publique en 2024, et des médias évoquent des projets nouveaux hors du football, mais les éléments disponibles ne permettent pas d’en faire un axe documenté au même niveau que ses activités médiatiques et institutionnelles.
C’est peut-être là que se situe, en 2026, la ligne la plus juste pour raconter Robert Pirès : celle d’un ancien joueur qui referme publiquement sa carrière avec un jubilé, tout en restant très présent dans le football par la parole, par la mémoire et par l’aide apportée aux autres.