Contrat two-way aux Lakers, retour en Liga Endesa puis à l’ASVEL : la carrière et les revenus d’Armel Traoré progressent vite, malgré une opacité presque totale sur ses chiffres.
Le 27 juin 2024, Armel Traoré, non drafté à New York, a signé un contrat « two-way » avec les Los Angeles Lakers. À 23 ans, l’ancien joueur du Pôle France, engagé depuis l’été 2025 pour deux saisons avec l’ASVEL, a déjà franchi plusieurs paliers sportifs et financiers, même si le détail de ses revenus, de ses primes et de son patrimoine n’est pas public.
De l’INSEP aux Lakers
En 2018, Armel Traoré a intégré le Pôle France à l’INSEP après des passages au COC Chennevières, à l’US Alfortville et à Charenton. Lors de la saison 2019-2020, il a tourné à 7,3 points de moyenne en Nationale 1 avec le Centre fédéral, avant de grimper à 15,4 points avec 58% de réussite au tir en 2020-2021.
À l’été 2021, il a signé à l’AS Monaco, puis a été prêté à l’ALM Évreux afin d’obtenir davantage de minutes. En 2022-2023, il a rejoint les Metropolitans 92, finalistes du championnat de France sous la direction de Vincent Collet, avant de s’engager avec l’ADA Blois en juin 2023.
Le 27 juin 2024, dans la foulée de la Draft NBA, il a signé un contrat « two-way » avec les Lakers. Au cours de la saison 2024-2025, il a disputé 9 matches NBA avec Los Angeles pour 1,6 point et 1,7 rebond de moyenne en 7,4 minutes.
Un premier repère, mais pas de chiffre officiel
Au printemps 2022, un dossier consacré aux salaires de la Betclic Élite situait le profil d’un jeune Français sorti récemment de l’INSEP dans une tranche proche de 100 000 euros bruts annuels. Ce repère correspond à la situation d’Armel Traoré à cette période, mais il ne doit pas être présenté comme un salaire officiellement publié à son nom.
La formulation la plus rigoureuse consiste donc à dire qu’il évoluait probablement, dès ses débuts professionnels complets, dans une zone proche de 100 000 euros annuels. Pour un joueur de son âge, ce niveau le plaçait déjà bien au-dessus de la masse des jeunes basketteurs français en début de carrière, tout en restant très éloigné des têtes d’affiche de l’élite.
Ce premier repère permet surtout de mesurer la progression intervenue ensuite. Entre ses années de formation et son passage aux Lakers, Armel Traoré a changé de catégorie économique.
Le contrat Lakers, premier grand saut
Pour la saison 2024-2025, son contrat avec les Lakers est répertorié pour un montant total de 578 577 dollars. C’est le seul chiffrage précis publiquement accessible pour sa période américaine.
Le « two-way contract » permet à un joueur d’alterner entre la NBA et la G-League selon un régime salarial spécifique, plus favorable qu’un simple contrat de ligue de développement. Dans le cas d’Armel Traoré, sa place est restée limitée en NBA, mais beaucoup plus consistante avec l’équipe affiliée de South Bay.
En G-League, il a disputé 8 matches pour 13,3 points, 8,3 rebonds et 1,8 passe décisive de moyenne en 25,3 minutes. Ces chiffres corrigent les données précédemment avancées : il ne faut pas écrire 13 matches, ni conserver les moyennes de 14,6 points et 9,1 rebonds.
Ce contrat américain constitue le principal saut financier documenté de sa carrière. Il a aussi modifié son statut sur le marché européen, où un passage, même bref, par la NBA accroît immédiatement la valeur d’un joueur.
De Manresa à l’ASVEL
Début février 2025, les Lakers se sont séparés d’Armel Traoré, qui a ensuite rejoint Bàsquet Manresa jusqu’à la fin de la saison. En Liga Endesa, il a disputé 9 rencontres pour 7,6 points, 3,8 rebonds et 0,6 passe décisive en 17 minutes de moyenne.
Le 28 juillet 2025, l’ASVEL a officialisé sa signature pour deux saisons. Son arrivée à Villeurbanne intervient après son passage en Espagne et marque son entrée dans un club installé au premier rang du basket français et engagé en Euroleague.
Le montant exact de son salaire à l’ASVEL n’est pas public. On peut seulement affirmer qu’il évolue désormais dans un environnement financier plus élevé que celui de Blois ou d’un prêt en Pro B, sans attribuer de chiffre individuel précis.
Des chiffres désormais stabilisés à l’ASVEL
Ses statistiques avec l’ASVEL sont désormais connues et doivent être intégrées au portrait. En Betclic Élite, il totalise 11 matches pour 5,2 points et 2,2 rebonds de moyenne en 12 minutes 41, avec 50% de réussite au tir.
En Euroleague, il affiche 7,9 points et 4 rebonds de moyenne en 18 minutes 22 sur 16 matches. Son adresse s’établit à 65,4% à deux points et à 35,3% à trois points.
Il ne faut donc plus écrire que ses premières statistiques à Villeurbanne ne sont « pas encore consolidées ». Elles sont disponibles et permettent de documenter précisément sa première séquence à l’ASVEL.
Salaire fixe, primes, image
Les revenus d’un joueur comme Armel Traoré reposent d’abord sur un salaire fixe de club. À cela peuvent s’ajouter des primes collectives et, dans certains cas, des revenus liés à l’image.
Pour ses passages à Monaco, Évreux, Boulogne-Levallois, Blois, Manresa et l’ASVEL, aucun chiffre nominatif détaillé n’est publié. Il faut donc s’en tenir à une lecture par paliers : un premier contrat déjà élevé pour un jeune Français, un saut net avec la NBA, puis une installation dans le haut du marché français via l’ASVEL.
Les primes existent dans le basket professionnel, notamment en cas de qualification en play-offs, de maintien, de titre ou de parcours européen. En revanche, aucun document public ne détaille les primes qu’il a pu percevoir après la finale de championnat 2023 avec les Metropolitans 92, ni lors de ses autres expériences en club.
Côté marketing, aucun contrat publicitaire majeur ne peut être documenté publiquement à son nom. Les accords d’équipementier ou d’image, s’ils existent, n’ont pas été rendus publics avec des montants vérifiables.
Un patrimoine impossible à chiffrer
Aucune estimation sérieuse et publique du patrimoine d’Armel Traoré n’est disponible. Il n’existe ni déclaration officielle de biens, ni inventaire public, ni enquête patrimoniale documentée à son sujet.
Les seuls repères solides concernent ses contrats connus ou approchés : un niveau probablement proche de 100 000 euros en début de carrière professionnelle française, puis 578 577 dollars pour son contrat two-way aux Lakers. Ces montants montrent une progression rapide de ses revenus, mais ils ne permettent pas de calculer son patrimoine réel.
Un palmarès déjà dense
Avec les équipes de France jeunes, Armel Traoré a remporté l’argent à l’Euro U16 en 2019, l’argent à la Coupe du monde U19 en 2021 et l’or à l’Euro U20 en 2023. Lors de l’Euro U20 2023, il a compilé 8,9 points et 6,3 rebonds de moyenne.
En club, il a participé à la saison 2022-2023 des Metropolitans 92 conclue par une place de vice-champion de France. Son passage en G-League, puis ses débuts en Euroleague à 7,9 points et 4 rebonds de moyenne avec l’ASVEL, donnent désormais une base chiffrée solide à son évolution.
À ce stade, son profil reste celui d’un ailier fort mobile, actif au rebond, capable de produire dans plusieurs contextes sans avoir encore atteint le niveau d’exposition et de revenus des références installées du basket européen ou nord-américain.
Une trajectoire claire, des données encore partielles
Le parcours d’Armel Traoré suit une séquence fréquente chez les jeunes Français de haut niveau : formation fédérale, premiers contrats en France, tentative NBA via un two-way, puis retour en Europe dans un club d’Euroleague. Les rares données disponibles dessinent des paliers nets : un premier niveau déjà élevé pour un jeune joueur en France, un saut documenté avec le contrat Lakers, puis une installation dans le haut du marché français à l’ASVEL.
Pour le reste, les points les plus sensibles, salaire précis à l’ASVEL, primes détaillées, contrats publicitaires, patrimoine estimé, restent hors du champ public. Son histoire est donc moins celle d’une fortune déjà mesurable que celle d’une montée rapide dans l’économie du basket professionnel.