Salaires, contrats publicitaires, patrimoine : Stephen Curry a franchi le cap des 150 millions de dollars annuels et dépasse les 500 millions garantis en NBA.
En 2025, les estimations disponibles établissent les revenus annuels de Stephen Curry à 156 millions de dollars, avec 56 millions de dollars de revenus sur le terrain et 100 millions de dollars de revenus hors terrain. En 2024, il se situait déjà autour de 153,8 millions de dollars, dont 53,8 millions de dollars de revenus sportifs et 100 millions de dollars de revenus commerciaux.
Ces deux points de mesure ne se contredisent pas : ils renvoient à des fenêtres de calcul différentes, mais décrivent la même réalité, celle d’un joueur NBA dont la part commerciale dépasse désormais très largement le seul salaire versé par sa franchise. À l’échelle mondiale, Curry se situait alors au deuxième rang des sportifs les mieux payés, derrière Cristiano Ronaldo, ce qui le place au sommet de l’économie du basket mondial.
Pour la saison NBA 2025-2026, son salaire de base atteint 59 606 817 dollars, soit le niveau le plus élevé de sa carrière contractuelle avec Golden State. Ce chiffre permet de distinguer clairement le revenu garanti de l’activité sportive et le bloc plus mouvant formé par les contrats publicitaires, les royalties et les autres revenus d’image.
Plus de 500 millions de dollars garantis en NBA
En août 2024, Stephen Curry a prolongé d’un an avec les Warriors pour 62,6 millions de dollars sur la saison 2026-2027. Avec cette extension, il franchira la barre des 526 millions de dollars de salaires garantis en carrière NBA.
D’autres recalculs publiés en 2025 et 2026 ramènent toutefois le total des contrats garantis déjà signés à un niveau d’environ 470,1 millions de dollars, selon les conventions retenues et le calendrier des versements. L’écart entre 470,1 millions de dollars et 526 millions de dollars tient à la distinction entre les sommes déjà engagées dans les contrats en cours et le total contractuel projeté lorsque la dernière extension est intégralement prise en compte.
Les premières années de Curry en NBA s’étaient déroulées sous un contrat rookie plus modeste, dans un contexte où ses chevilles inquiétaient encore la franchise californienne. La séquence 2015-2016, avec deux titres de MVP en saison régulière et un record de 73 victoires pour 9 défaites des Warriors, a ensuite servi de point d’appui à la montée de ses contrats vers les plafonds autorisés par la convention collective.
Under Armour, le contrat qui a fait basculer ses revenus
Stephen Curry rejoint Under Armour au début des années 2010, après avoir échappé à Nike au moment de ses premières négociations d’équipementier. Under Armour lance ensuite une ligne dédiée « Curry » en 2013 et fait du meneur la figure de son offensive sur le marché mondial du basket.
En septembre 2022, des informations venues des États-Unis évoquent un contrat à vie pouvant atteindre un milliard de dollars avec Under Armour. Ce montant n’a jamais été confirmé publiquement par les parties, et doit être présenté comme une estimation de marché, non comme une donnée officielle.
Les chiffres de revenus montrent en revanche un saut bien documenté. En 2024, ses revenus hors terrain sont estimés à 50 millions de dollars ; en 2025, le même indicateur grimpe à 100 millions de dollars. Ce bond est attribué à l’extension du partenariat avec Under Armour et à la montée en puissance de Curry Brand.
Le 13 novembre 2025, la fin du partenariat entre Stephen Curry et Under Armour a été annoncée, après plus de dix ans de collaboration. Under Armour doit continuer de distribuer Curry Brand pendant la transition en 2026, tandis que le joueur redevient libre sur le marché des équipementiers.
Après Under Armour, le marché des sneakers en attente
Le 17 novembre 2025, une rumeur a évoqué la possibilité d’un contrat Nike valorisé autour de 780 millions de dollars. Aucune confirmation n’a toutefois été apportée ni par Nike ni par l’entourage du joueur.
En l’état, ce chiffre doit être traité comme une hypothèse de marché et non comme une information actée. La seule base solide reste le niveau déjà documenté de ses revenus hors terrain, soit 100 millions de dollars en 2024 et en 2025, ce qui donne une idée du niveau financier attendu pour un futur accord global.
Cette séquence rouvre un dossier ancien. Plusieurs observateurs rappellent que Nike avait laissé filer Curry à ses débuts, avant qu’Under Armour ne bâtisse autour de lui une ligne signature rentable et identifiable sur le marché des chaussures de basket. La valeur de Stephen Curry dans ce secteur tient autant à ses ventes passées qu’à son statut sportif, construit sur ses titres, ses records à trois points et sa notoriété mondiale.
Les revenus hors terrain dépassent désormais le salaire
Stephen Curry ne dépend pas d’un seul partenaire commercial. Parmi les marques régulièrement citées figurent JPMorgan Chase dans la banque, TCL dans l’électronique, Infiniti dans l’automobile, Rakuten dans le commerce en ligne, Callaway Golf et Fanatics dans l’équipement sportif et le merchandising.
Les chiffres disponibles montrent aussi le changement de structure de ses revenus. En 2020, ses revenus étaient évalués à 74,4 millions de dollars, dont 30,4 millions de dollars sur le terrain et 44 millions de dollars hors terrain. En 2024 puis 2025, la logique s’inverse plus nettement encore, avec 52 à 56 millions de dollars de revenus sportifs pour 100 millions de dollars de revenus commerciaux.
Stephen Curry a aussi diversifié ses activités via Unanimous Media, société de production fondée avec Erick Peyton et active dans les films, documentaires et programmes familiaux. Les chiffres détaillés de cette société ne sont pas publics, mais elle figure parmi les briques de sa stratégie de revenus post-carrière.
Un palmarès qui soutient la valeur du joueur
Stephen Curry joue en NBA depuis 2009 et n’a porté qu’un seul maillot, celui des Golden State Warriors. Les bilans de carrière les plus récents lui attribuent quatre titres NBA, remportés en 2015, 2017, 2018 et 2022, ainsi qu’un trophée de MVP des Finales en 2022.
Il a été élu MVP de la saison régulière en 2015 et en 2016, et les Warriors ont achevé la saison 2015-2016 avec un bilan de 73 victoires pour 9 défaites, record historique de la NBA en saison régulière. Son palmarès comprend aussi onze sélections au All-Star Game jusqu’en 2025 et deux titres de MVP du All-Star Game, en 2022 et en 2025.
Sur la scène internationale, il compte deux titres de champion du monde avec Team USA, en 2010 et en 2014, ainsi qu’un titre olympique décroché à Paris en 2024. Il continue d’être présenté comme le meilleur tireur à trois points de l’histoire de la NBA, en lien avec son record de paniers longue distance en carrière.
Les bases statistiques le situent encore à un niveau élevé à 36 et 37 ans. Il tournait encore autour de 24 à 25 points par match sur la saison 2024-2025, puis à 27,4 points de moyenne sur les premiers matches de la saison 2025-2026. Cette continuité sportive soutient directement la valeur de son image auprès des sponsors.
Fortune nette : les chiffres à manier avec prudence
La zone la plus instable du dossier concerne la fortune nette de Stephen Curry. Les estimations les plus récentes la situent autour de 105,8 millions de dollars à la fin de l’année 2024, tandis que d’autres évaluations la rapprochent de 156 millions de dollars en 2025.
Ces chiffres ne sont pas parfaitement harmonisés, ce qui interdit d’avancer une valeur unique avec certitude. La fourchette la plus prudente pour 2025 se situe donc autour de 100 à 160 millions de dollars, en rappelant qu’il s’agit d’estimations journalistiques et non de données patrimoniales certifiées.
Les évaluations plus élevées, autour de 200 à 250 millions de dollars, continuent de circuler sur certains sites consacrés aux fortunes de célébrités, mais elles reposent sur des méthodes peu transparentes et doivent être traitées avec davantage de réserve. À ce stade, les estimations les plus récentes conduisent à retenir une valeur inférieure à ces montants.
Immobilier et actifs connus
Parmi les actifs documentés publiquement, plusieurs articles mentionnent une propriété située à Atherton, en Californie, acquise pour un montant compris entre 21 et 31 millions de dollars selon les versions rapportées. Atherton figure régulièrement parmi les communes les plus chères des États-Unis, ce qui situe cette acquisition dans le segment très haut de gamme du marché résidentiel américain.
Cette propriété ne suffit pas à reconstituer le patrimoine global du joueur. Aucun organisme public ne publie le détail de ses actifs financiers, de ses participations, de son endettement ou de la ventilation exacte entre immobilier, liquidités, entreprises et placements.
Les seules données quasi certaines restent donc les salaires NBA, une partie des contrats de sponsoring connus, quelques acquisitions immobilières relayées par la presse et les estimations de revenus annuels diffusées par les grands classements économiques. Pour un article de presse économique, cette distinction entre revenus observables et fortune supposée reste essentielle.