À Auxerre, le brassard renvoie toujours à Corentin Martins. Portrait du capitaine de l’âge d’or, face à la montée de Jubal dans la mémoire du club.
Il y a des brassards qui pèsent plus que d’autres, même longtemps après qu’ils ont été rangés dans un tiroir de vestiaire. À Auxerre, le nom de Corentin Martins revient dès qu’on tente de dire quel capitaine a le plus marqué l’histoire du club. Ce portrait remonte à l’âge d’or des années 1990 pour éclairer les débats actuels autour du brassard auxerrois. Il met face à face un meneur de jeu breton et un défenseur brésilien et laisse au lecteur le soin de décider lequel, aujourd’hui, domine la mémoire.
Le Parc des Princes est encore baigné de lumière quand Corentin Martins attrape la coupe posée sur le socle. Le brassard bleu et blanc dépasse légèrement de la manche, ses doigts se referment sur le métal, et derrière lui le reste de l’AJ Auxerre grimpe lentement les marches du podium. Guy Roux, entraîneur au club depuis les années 1960, reste quelques pas en arrière, tandis que la caméra fixe l’image du meneur de jeu breton qui devient, en une poignée de secondes, le premier capitaine auxerrois à porter un trophée national au-dessus de sa tête. Les flashs crépitent, la coupe s’élève, et avec ce geste une équipe issue d’une ville moyenne s’installe dans un paysage où elle ne figurait pas encore.
À Auxerre, la bataille silencieuse des capitaines
Derrière cette scène vieille de plus de trente ans, une autre image occupe aujourd’hui les discussions des tribunes. Celle d’un défenseur brésilien, Jubal, qui a porté le brassard lors des saisons de remontée en Ligue 1 avant de quitter le club au printemps 2025. L’AJ Auxerre lui a consacré un communiqué officiel le 27 mai 2025, rappelant cinq saisons en Bourgogne, 180 matches, 20 buts et deux accessions dans l’élite, en 2022 puis en 2024. Le club parle alors d’un joueur « exemplaire sur et en dehors du terrain », d’un capitaine qui a tenu la défense pendant les années de reconstruction après une descente et qui a contribué au retour de l’AJA dans le championnat de première division.
Quelques jours plus tôt, la presse sportive expliquait que le départ de Jubal vers Krasnodar, en Russie, serait accompagné d’une forte revalorisation salariale, avec un contrat de trois ans et un salaire présenté comme quatre fois supérieur à celui touché à Auxerre. Le 15 mai 2025, le capitaine auxerrois ne joue pas la dernière journée de Ligue 1 au Parc des Princes en raison d’une blessure à l’adducteur, et son statut de joueur en fin de contrat nourrit la perspective d’un transfert dans le championnat russe. Les détails de ce départ évoquent six saisons au club, la fin d’une histoire entamée en 2020 et le choix d’un nouveau championnat moins exposé médiatiquement que la Ligue 1 française.
La saison 2023‑2024 a été marquée par un titre de Ligue 2, obtenu sous la direction de Christophe Pélissier, et par une tournée en Chine où Guy Roux et l’AJ Auxerre ont été célébrés comme représentants d’un club historique français auprès des partenaires du propriétaire chinois. Les images de l’ancien entraîneur porté en triomphe ont recirculé au printemps 2024, rappelant le lien entre l’âge d’or du club et sa stratégie actuelle de développement commercial. La présence de Jubal dans ces séquences, brassard au bras, a entretenu l’impression d’un capitaine attaché à une nouvelle phase de l’histoire auxerroise, tournée vers l’international et vers la stabilisation en Ligue 1.
À la croisée de ces deux séries d’images, celle de Martins en 1994 et celle de Jubal en 2024‑2025, se joue aujourd’hui une bataille silencieuse de mémoires. Les tribunes et les archives ne renvoient pas les mêmes figures selon les générations. Les supporters les plus jeunes parlent du défenseur brésilien, ceux qui ont connu les années 1990 restent attachés au meneur de jeu breton qui soulève la Coupe de France et participe au doublé coupe‑championnat. Le club, lui, ne tranche pas officiellement, mais ses récits publics sur l’histoire de l’AJA continuent de placer la scène du Parc des Princes 1994 en tête.
1994, le jour où un brassard a changé Auxerre
Au moment où l’AJ Auxerre joue sa survie en Ligue 2 face à Nancy, vingt ans après, un article rappelle que « le capitaine auxerrois de l’époque, Corentin Martins, soulevait la Coupe de France, premier trophée de haut niveau de l’histoire du club bourguignon » le 14 mai 1994. Le texte décrit une équipe issue d’une ville de l’Yonne, longtemps restée dans les divisions inférieures, qui s’offre au Parc des Princes une victoire inattendue dans une compétition dominée par les clubs les plus riches du pays. Le fait qu’un quotidien national associe encore directement cette coupe à Martins et à son brassard montre la place de cet épisode dans la mémoire.
Un podcast consacré à l’histoire de l’AJA consacre un épisode à « 1991 : le Breton Corentin Martins débarque à Auxerre ». La présentation précise qu’« après quelques années, il devient capitaine de l’équipe et remporte la Coupe de France 1994 » et que « 1996, c’est l’année dorée », référence au doublé Coupe‑Championnat. La narration insiste sur le fait que le joueur arrive dans un club déjà ambitieux en Coupe d’Europe, demi‑finaliste de la Coupe de l’UEFA en 1993 face à Dortmund, mais que la prise de brassard et les titres suivants installent une nouvelle image du leadership dans l’équipe.
Les archives de la Fédération française de football confirment ce palmarès. La fiche officielle de Corentin Martins indique qu’il remporte la Coupe de France en 1994 et 1996 avec l’AJ Auxerre, ainsi que le championnat de France en 1996, et précise qu’il évolue dans le club icaunais de décembre 1991 à juin 1996. Les encyclopédies généralistes rappellent de leur côté qu’il est champion de France 1996 et vainqueur de la Coupe de France 1994 et 1996 avec Auxerre. Ces données placent la période 1991‑1996 comme un bloc où le joueur est d’abord meneur de jeu puis capitaine pendant les années de titres.
Un site biographique dédié au football parle d’Auxerre comme du club où Martins « cartonne durant les années 90 » et précise que l’AJA « obtient sous son capitanat ses premières heures de gloire ». Le texte souligne que « la saison 1995‑96 sera sa plus belle », avec un doublé coupe‑championnat et treize buts inscrits en championnat, ce qui en fait le meilleur buteur du club cette année‑là, devant des attaquants comme Stéphane Guivarc’h. Le même site ajoute que « de 1993 à 1996, celui que tout le monde surnommait affectueusement “Coco” est tout simplement le meilleur milieu offensif du championnat de France, en tout cas le plus régulier ».
Cette accumulation de faits propose une même photographie. Un capitaine qui soulève le premier grand trophée du club, qui partage trois titres en quatre ans et qui reste au centre des récits lorsqu’on évoque l’âge d’or auxerrois construit sous Guy Roux, entraîneur resté sur le banc de 1961 à 2005. La scène du Parc des Princes n’est pas isolée. Elle s’inscrit dans une séquence décrite comme la période où l’AJA devient championne de France et demi‑finaliste de Coupe d’Europe, à un moment où peu de clubs de villes comparables accèdent à ce niveau.
Le meneur de jeu qui a pris le pouvoir
Pour comprendre comment le brassard se retrouve au bras de Martins en 1994, il faut revenir à Brest. Le joueur naît le 11 juillet 1969 dans la ville bretonne et débute au Stade Brest Armorique à la fin des années 1980, en Ligue 2 puis en Ligue 1, dans un club qui disparaît ensuite du paysage professionnel après une liquidation judiciaire. La liquidation du club en 1991 le pousse à partir. Les récits de sa carrière rappellent qu’« après la liquidation judiciaire du club breton, il arrive à Auxerre », où Guy Roux l’intègre dans un groupe qui joue alors les premières places en championnat et les compétitions européennes.
La saison 1991‑1992 le voit participer à 15 matches de Division 1 avec Auxerre, pour trois buts, à un moment où le club s’ancre durablement dans la première moitié du tableau. L’année suivante, il dispute 38 matches de championnat et marque six buts, tout en jouant dix rencontres de Coupe de l’UEFA pour trois buts supplémentaires, alors que l’AJA atteint la demi‑finale contre le Borussia Dortmund. En 1993‑1994, il reste à 38 matches en championnat avec dix buts, plus deux matches de Coupe de l’UEFA et cinq en Coupe nationale, dans une équipe qui va décrocher la Coupe de France. L’année 1994‑1995 le voit aligner 38 matches en Division 1 pour six buts, six rencontres de Coupe des Coupes, compétition européenne réservée aux vainqueurs des coupes nationales, et trois matches supplémentaires dans d’autres compétitions. En 1995‑1996, il joue 36 matches de championnat pour treize buts, plus quatre matches de Coupe de l’UEFA et trois autres rencontres.
Cette série fait apparaître un joueur qui travaille sur la durée. La fiche joueur de la presse sportive insiste sur ses saisons auxerroises et sur son palmarès avec l’AJA, en rappelant son rôle de milieu offensif régulier et ses treize buts lors de la saison du titre, dans un championnat où le meilleur buteur français, Youri Djorkaeff, atteint alors 20 buts avec le PSG. Un article de 2025 évoque « l’incontournable milieu offensif de la grande AJ Auxerre de Guy Roux », demi‑finaliste de Coupe de l’UEFA en 1993, vainqueur de la Coupe de France en 1994 et 1996, et champion de France en 1996. Le texte précise qu’il a été doublure de Zidane en équipe de France lors de l’Euro 1996, ce qui le situe dans la hiérarchie derrière le meneur de jeu marseillais mais en fait l’un des milieux offensifs retenus par Aimé Jacquet.
Dans une interview accordée en 2021, Martins raconte son entrée en équipe de France. Il déclare que « Auxerre m’a fait connaître l’équipe de France », évoquant une première sélection en 1993 et sa place dans le groupe d’Aimé Jacquet pour les matches qualificatifs, avant d’intégrer l’effectif pour l’Euro 1996 en Angleterre. Il ajoute que le fait d’être dans les 23 meilleurs joueurs français a « signifié beaucoup ». Ces propos donnent une mesure de la bascule vécue par le joueur à Auxerre, où il passe d’un statut de meneur de jeu dans une équipe de province à celui de milieu offensif comptant dans le cercle des Bleus.
Un podcast sur l’AJA rappelle que « quelques années après son arrivée, il devient capitaine de l’équipe ». La chronique ne fixe pas la date exacte de cette désignation, comme aucun des registres consultés ne détaillent les capitaines match par match dans les années 1990. Mais la combinaison des éléments, brassard au Parc en 1994, mention de son capitanat dans les récits, palmarès sur la période, permet d’installer le moment où le meneur de jeu prend le pouvoir dans le vestiaire. Le brassard suit une trajectoire de joueur qui joue presque tous les matches, marque, participe aux campagnes européennes et devient l’un des visages de l’équipe en France et à l’étranger.
Trois titres, une demi‑finale, et des zones d’ombre
Les chiffres disponibles sur la carrière de Martins à Auxerre sont consolidés par plusieurs bases. Une fiche statistique récapitule son palmarès : champion de France en 1995‑1996 avec l’AJA, vainqueur de la Coupe de France en 1994 et 1996 avec Auxerre, vainqueur à nouveau de la Coupe en 2001 avec Strasbourg. Elle mentionne onze participations à la Coupe de France, pour 37 matches et sept buts, et cinq campagnes de Coupe d’Europe, avec 19 matches et trois buts, dont une demi‑finale de Coupe de l’UEFA en 1992‑1993. Des compilations saison par saison confirment les 38 matches de Division 1 en 1992‑1993, les 38 en 1993‑1994, les 38 en 1994‑1995 et les 36 en 1995‑1996.
La Fédération française de football ne détaille pas les chiffres par club mais valide trois éléments : la période auxerroise 1991‑1996, la participation aux Coupes de France 1994 et 1996, la présence dans le groupe champion de France 1996. Un article de Radio France internationale résume la trajectoire en une phrase : « Corentin Martins a marqué l’histoire de l’AJA avec trois titres et une demi‑finale de la Coupe d’Europe en un peu plus de quatre années ». Le texte associe ces titres à son rôle de sélectionneur de la Mauritanie, montrant que son nom reste attaché à Auxerre dans des contextes éloignés du championnat français.
En revanche, aucune de ces sources ne donne de comptage précis du nombre de matches où Martins a porté le brassard. Les registres de la Ligue de football professionnel et les bases statistiques en ligne ne proposent pas d’historique des capitaines match par match pour l’AJ Auxerre dans les années 1990. Des pages de passionnés évoquent parfois 207 apparitions et 45 buts pour Auxerre, mais ces chiffres ne sont pas recoupés par les bases institutionnelles et doivent être traités avec prudence. La durée exacte du capitanat, trois ans, quatre ans, reste donc inconnue faute de registre public.
Cette zone d’ombre statistique n’empêche pas de travailler sur des faits vérifiés. On sait qu’il est capitaine en finale de Coupe de France en 1994. On sait qu’il joue presque tous les matches de championnat jusqu’en 1996 et qu’il est l’un des leaders de l’équipe dans les campagnes européennes. On sait qu’il partage un palmarès unique dans l’histoire du club : trois titres, dont un doublé coupe‑championnat, et une demi‑finale européenne, concentrés sur une période courte, là où les autres capitaines auxerrois n’ont pas cumulé autant de trophées majeurs. Ce bloc factuel suffit à comprendre pourquoi son nom est resté associé à la mémoire du brassard, même si le nombre exact de matches en tant que capitaine n’est pas connu.
Ce que le brassard dit de l’AJA
Les textes consacrés à Martins parlent souvent de lui en lien avec Guy Roux. Un portrait publié en 2018 rappelle que l’entraîneur historique a porté l’AJ Auxerre au sommet du football français et cite une phrase à son sujet : « pas une seule minute, je n’ai été déçu de l’avoir ». Cette formule indique une relation de confiance installée sur plusieurs années. Un article de 2025 rappelle que le milieu offensif breton a été « l’un des joueurs vedettes de l’AJ Auxerre championne de France 1996 », en mentionnant la demi‑finale européenne de 1993 et les deux Coupes de France. La même source explicite qu’il a été doublure de Zidane, ce qui place son profil dans une hiérarchie claire, derrière le meneur de jeu marseillais mais à l’intérieur d’un groupe restreint.
Dans le podcast de France Bleu, la trajectoire est racontée à travers les années auxerroises. L’épisode sur 1991 décrit un jeune Breton qui débarque dans une ville de l’Yonne, qui s’installe dans le milieu de terrain, puis dans le rôle de capitaine. La chronique insiste sur l’année 1996, « l’année dorée », où le club remporte le championnat de France et une nouvelle Coupe de France, dans un football français où les titres sont habituellement remportés par des clubs parisien ou marseillais. La voix qui raconte fait le lien entre un joueur arrivé après une crise à Brest et un club qui devient une des meilleures équipes françaises, sans recourir à des concepts abstraits.
Les célébrations en Chine, en 2024, prolongent cette relation entre le passé et le présent. Les reportages mentionnent Guy Roux porté en triomphe par les partenaires chinois de l’AJA lors d’un événement organisé après la remontée en Ligue 1, dans un pays où le propriétaire du club est installé. Ils décrivent un club dont la propriété s’est internationalisée, mais qui met en avant son ancien entraîneur comme figure de référence lors de voyages de promotion. Derrière ces images, le brassard change de bras mais renvoie à des histoires anciennes, celles des années 1990 et des campagnes européennes.
Le choix de Martins comme figure centrale pour parler du brassard dit quelque chose de cette continuité. Le club valorise un capitaine milieu offensif, issu d’un autre territoire mais installé dans la durée, qui a joué presque tous les matches d’une période où l’AJA s’est fait une place en Europe et en France, de la demi‑finale de Coupe de l’UEFA à la Ligue des champions. Les textes qui parlent de lui le mentionnent rarement sans évoquer Auxerre. Même lorsqu’ils se concentrent sur sa carrière de sélectionneur en Mauritanie, la référence aux trois titres auxerrois et à la demi‑finale européenne revient. Le brassard, dans ce récit, est lié à une époque où le club gagnait et où son nom circulait sur les écrans européens.
Un défenseur brésilien dans le rétroviseur
Les années récentes ont introduit un autre nom dans les conversations sur les capitaines auxerrois. Jubal, défenseur central brésilien arrivé en Bourgogne en 2020, a pris le brassard dans une équipe qui venait de descendre de Ligue 1 et qui cherchait à remonter. Le site officiel de l’AJA rappelle qu’il a joué 180 matches pour 20 buts en cinq saisons, qu’il a « par deux fois » aidé l’équipe à retrouver la Ligue 1, et qu’il a été désigné comme capitaine, avec une mention explicite à sa « combativité » et à son comportement dans le vestiaire. La presse raconte, en février 2025, un match de la 23e journée où le défenseur inscrit un doublé contre l’Olympique de Marseille, présenté comme « le capitaine et défenseur auxerrois » marquant sur penalty puis sur corner dans une rencontre conclue sur le score de 3-0.
Une brève publiée fin mai 2025 décrit son départ comme celui d’un joueur qui quitte la Bourgogne après avoir été « capitaine de l’AJA ces dernières saisons ». Le texte mentionne un accord avec Krasnodar et un contrat de trois ans, reprenant les informations sur la destination et sur le niveau de salaire dans un championnat russe moins prestigieux mais plus rémunérateur pour certains joueurs. Quelques semaines plus tard, la presse souligne que le club a déjà commencé à remplacer le défenseur en recrutant un autre central, Francisco Sierralta, dans un mercato présenté comme actif après le départ de plusieurs cadres.
Entre ces lignes, une autre histoire du brassard se dessine. Celle d’un capitaine défenseur, arrivé dans un club en difficulté, qui se voit confier une partie de la charge de la remontée et qui quitte Auxerre dans une phase de stabilité retrouvée. Ses chiffres, 180 matches, 20 buts, deux montées, sont plus récents, plus visibles, et plus faciles à mesurer que ceux de Martins, pour lesquels les archives du capitanat restent incomplètes. Sa trajectoire parle aux supporters qui découvrent l’équipe dans les années 2020, dans un environnement où la propriété s’est déplacée vers l’Asie et où les voyages de promotion, comme celui en Chine, ont pris une place dans la vie du club.
Dans les tribunes, le débat entre les deux noms n’est pas clos. Les uns évoquent encore le Parc des Princes 1994, les autres parlent de la victoire 3-0 contre l’OM le 22 février 2025 à l’Abbé‑Deschamps, où le défenseur brésilien marque deux fois et où Marseille termine à dix après l’expulsion de Derek Cornelius. À l’intérieur du club, les textes officiels fixent Martins dans les récits d’histoire et Jubal dans ceux du présent, donnant au lecteur d’aujourd’hui deux images concurrentes du brassard. La dernière reste celle d’un capitaine breton soulevant une coupe au Parc, tandis qu’un capitaine brésilien boucle son sac pour partir en Russie après cinq saisons à tenir la défense de l’AJA.