Combien gagne Pacôme Dadiet ?

01/09/2026

Drafté 25e en 2024, Pacôme Dadiet touche déjà plus de 13 M$ aux Knicks, malgré un rôle de bout de banc et un hors terrain encore très discret.

Pacôme Dadiet, 20 ans, a signé à l’été 2024 un contrat rookie d’un peu plus de 13 millions de dollars sur quatre ans avec les New York Knicks. Drafté en 25e position, l’ailier français reste pourtant un joueur à temps de jeu réduit, partagé entre les marges de la rotation NBA et des passages en G League.

Treize millions, loin encore du premier plan

Le 3 juillet 2024, Pacôme Dadiet a signé avec les New York Knicks un contrat rookie de quatre ans d’un montant de 13 012 968 dollars. La première année de son contrat, en 2024-2025, s’établit à 1 808 080 dollars de salaire de base.

Pour la saison 2025-2026, sa rémunération se situe autour de 2,8 à 2,9 millions de dollars selon les bases contractuelles spécialisées. Le salaire de base est fixé à 2,373 millions de dollars, auquel s’ajoutent 474 600 dollars de primes considérées comme probables dans les mécanismes du plafond salarial NBA.

Ce niveau de revenu contraste avec sa place sportive actuelle. Sur sa première saison NBA complète prise en compte dans les bases françaises les plus récentes, Pacôme Dadiet a disputé 30 matches pour 4 minutes 31 secondes de moyenne, avec 1,6 point, 0,8 rebond et 0,4 passe décisive par rencontre.

Ce décalage n’a rien d’anormal pour un joueur sélectionné en fin de premier tour. En NBA, le rang de draft détermine une grande part de la rémunération des premières années, bien avant que le statut sportif soit définitivement fixé.

Les règles du contrat rookie

Le contrat de Pacôme Dadiet suit la formule classique des rookies du premier tour : deux saisons garanties, puis deux années soumises à option d’équipe. Cette architecture permet à la franchise de conserver la main sur les troisième et quatrième saisons.

À l’automne 2025, sa troisième année a été sécurisée par l’activation de l’option correspondante. Cela lui garantit une rémunération prévue à un peu moins de 2,5 millions de dollars de salaire de base en 2026-2027, avec des primes additionnelles qui portent le total potentiel à près de 3 millions de dollars.

Le mécanisme est strictement encadré. Une franchise peut signer un rookie entre 80% et 120% du barème attaché à son rang de draft, et New York a choisi la borne basse, à 80%, ce qui a ramené le total du contrat autour de 13 millions de dollars au lieu d’un montant supérieur à 14 millions de dollars.

Pour le joueur, le système apporte une sécurité rare à cet âge. Pour le club, il offre un coût maîtrisé sur plusieurs saisons, avec la possibilité de conserver, développer, transférer ou reléguer le joueur dans la hiérarchie sans remettre en cause immédiatement la structure du contrat.

D’Aubagne à la NBA

Pacôme Dadiet est né le 27 juillet 2005 à Aubagne. Avant d’atteindre la NBA, il est passé par le Centre Fédéral puis par le Paris Basketball, où il a affiché en Espoirs des moyennes de 17,3 points, 5,2 rebonds et 1,7 passe décisive.

Ces chiffres ont fait de lui un prospect offensif suivi de près. Très jeune, il a montré une capacité à prendre feu sur un match, avec un pic recensé à 32 points en 2021 dans les compétitions de jeunes.

En 2023-2024, il a choisi de partir en Allemagne pour rejoindre Ratiopharm Ulm. Ce passage lui a permis de découvrir un environnement professionnel plus exposé aux recruteurs NBA, avec des matches en Bundesliga et en EuroCup.

Son meilleur match professionnel répertorié à cette étape s’est soldé par 17 points et 4 rebonds contre Mitteldeutscher BC. Son ascension n’a pourtant pas été linéaire : un litige contractuel l’a éloigné des terrains pendant plusieurs mois avant son retour dans le circuit.

Avec les équipes de France de jeunes, son parcours comporte déjà quelques lignes plus solides que son palmarès professionnel. Il a remporté en 2021 le groupe A des European Challengers U16 avec les Bleuets, puis décroché une médaille de bronze au Mondial U17 en 2022.

Le 26 juin 2024, les Knicks l’ont sélectionné en 25e position de la draft. Quelques jours plus tard, la franchise a déboursé 850 000 dollars pour racheter son contrat à Ulm et l’intégrer dans son projet.

Ce que son salaire représente vraiment

À l’échelle française, les montants de son contrat le placent dans une catégorie de revenus très rare pour un joueur de 20 ans. Un engagement de plus de 13 millions de dollars sur quatre ans, même amputé par la fiscalité américaine, les commissions d’agent et les dépenses courantes, n’a rien de comparable avec les trajectoires patrimoniales ordinaires des jeunes adultes en France.

Il faut toutefois distinguer revenu et patrimoine. Un contrat à plusieurs millions ne signifie pas qu’un joueur possède déjà l’équivalent en fortune nette, car la somme réellement accumulée dépend des impôts, de l’épargne, du train de vie, des investissements et de la durée effective de la carrière.

Sur ce point, aucune estimation publique sérieuse ne permet de chiffrer le patrimoine de Pacôme Dadiet. Il est possible d’affirmer qu’il bénéficie déjà de revenus contractuels très élevés pour son âge, mais il serait imprudent de lui attribuer une fortune précise.

Cette nuance est essentielle pour un article sur les salaires. Le revenu est connu parce qu’il relève d’un cadre contractuel publié ; le patrimoine, lui, reste hors champ tant qu’aucun actif, aucun placement ou aucune déclaration ne permet de le documenter.

Un hors terrain discret

Les revenus extra-sportifs de Pacôme Dadiet demeurent peu visibles. Son équipementier identifié est Nike, et son agent est Yann Balikouzou.

En revanche, aucun montant public n’est disponible sur ce partenariat, ni sur d’éventuels autres contrats de sponsoring. Il n’existe pas, à ce stade, de campagne publicitaire majeure connue assortie d’un cachet rendu public.

Cette discrétion est cohérente avec son statut. Pacôme Dadiet a franchi la porte de la NBA, mais il n’occupe pas encore une place qui ferait de lui une figure centrale de l’économie publicitaire du basket.

Pour cette raison, toute estimation de ses revenus marketing resterait spéculative. Les seules données solides concernent aujourd’hui son contrat NBA, son équipementier et le nom de son représentant.

Un actif NBA en attente de statut

Sportivement, Pacôme Dadiet reste un joueur de développement. Ses statistiques NBA le situent encore à la périphérie de la rotation, et ses passages par la G League confirment que les Knicks continuent à le faire travailler dans une logique de progression plutôt que de rendement immédiat.

Le 23 janvier 2026, il a signé un match à 26 points avec les Westchester Knicks, la franchise affiliée de New York en G League, lors de sa première victoire de la saison dans cette compétition. Cette performance a rappelé que le potentiel offensif aperçu en France et en Allemagne n’avait pas disparu.

Son contrat conserve donc une valeur sportive et économique. Un joueur de 20 ans, drafté au premier tour, encore sous contrôle contractuel jusqu’en 2028 si la dernière option est levée, reste une pièce exploitable dans l’effectif, soit pour être développée en interne, soit pour entrer dans une logique d’échange.

En janvier 2026, son nom a d’ailleurs circulé dans des discussions autour de possibles transferts concernant les Knicks. Ces hypothèses doivent être maniées avec prudence, mais elles rappellent qu’en NBA un contrat rookie peut garantir des revenus élevés sans offrir encore un rôle stable.

À ce stade, la ligne de lecture est nette. Pacôme Dadiet a déjà atteint un niveau de rémunération que très peu de basketteurs français de son âge peuvent espérer, mais sa carrière NBA reste à construire, entre patience contractuelle, travail de développement et concurrence permanente pour gagner des minutes.

Image placeholder

Théo Larnaudie est un journaliste spécialisé dans le football. Après avoir travaillé au sein de plusieurs médias européens, il a rejoint Sport Live en tant que chef de la rubrique football.

Laisser un commentaire