Le 27 septembre 2025, Al-Ittihad a mis fin au contrat de Laurent Blanc après quatre journées de championnat en Arabie saoudite. À 60 ans, l’ancien défenseur de l’équipe de France n’a, depuis, repris ni club ni sélection, malgré plusieurs pistes évoquées ces derniers mois.
Libre depuis Al-Ittihad
Laurent Blanc a été écarté après un début de saison marqué par une victoire, un nul et deux défaites en Saudi Pro League. Quelques mois plus tôt, il avait remporté avec Al-Ittihad le championnat d’Arabie saoudite et la Coupe du Roi, avant d’être démis de ses fonctions au lendemain d’une défaite 0-2 contre Al-Nassr, lors de la 4e journée.
Depuis ce départ, aucune nomination n’a été officialisée. À la date de publication, son dernier poste connu reste celui occupé à Djeddah, où il s’était engagé à l’été 2024.
Des pistes sans débouché
Son nom a circulé à l’automne 2025 autour de Manchester United, où il avait joué entre 2001 et 2003 et remporté la Premier League en 2003. Mais aucune prise de fonction ni négociation aboutie n’a été annoncée.
En France, Laurent Blanc a aussi été cité parmi les entraîneurs envisagés par le Stade Rennais au moment où le club cherchait un successeur à Habib Beye. Rennes a finalement nommé Franck Haise en février 2026, refermant cette piste.
Au Maroc, son nom est revenu dans plusieurs spéculations autour du poste de sélectionneur à l’approche de la Coupe du monde 2026. Cette hypothèse prolonge des approches plus anciennes, déjà évoquées sans suite au cours des années précédentes.
Une parole encore entendue
Le 16 juin 2025, Laurent Blanc s’est exprimé sur la succession de Didier Deschamps à la tête de l’équipe de France. Il a déclaré souhaiter que Zinédine Zidane prenne la suite après la Coupe du monde 2026, « Ce serait bien. Très bien, même. J’espère que ce sera le cas. »
À l’automne 2025, il a également commenté le cas de Rayan Cherki, qu’il avait entraîné à Lyon. Il a alors insisté sur les exigences du très haut niveau et sur la nécessité, pour le joueur, de gagner en constance, « Il n’a pas de limites techniquement. Ses limites, elles seront davantage tactiques et physiques. »
Ses interventions restent ponctuelles. Il ne s’est pas installé, à ce stade, dans un rôle régulier de consultant audiovisuel ou de chroniqueur.
Un palmarès d’entraîneur fourni
Laurent Blanc a commencé sa carrière d’entraîneur aux Girondins de Bordeaux en 2007. En 2009, il y a remporté le championnat de France, la Coupe de la Ligue et le Trophée des champions, après avoir déjà été élu meilleur entraîneur de Ligue 1 dès sa première saison complète.
Nommé sélectionneur de l’équipe de France en juillet 2010, il a pris la suite de Raymond Domenech après la Coupe du monde en Afrique du Sud. Sous sa direction, les Bleus ont enchaîné 23 matches sans défaite avant l’Euro 2012, où ils ont été éliminés en quart de finale par l’Espagne.
Le Paris Saint-Germain l’a recruté en juin 2013. En trois saisons, il y a remporté trois titres de champion de France, deux Coupes de France, trois Coupes de la Ligue et trois Trophées des champions. Le club parisien a toutefois été éliminé trois fois de suite en quart de finale de la Ligue des champions, contre Chelsea, Barcelone puis Manchester City, avant son départ en juin 2016.
Après une longue période sans poste, il a rejoint Al-Rayyan au Qatar en décembre 2020, puis l’Olympique lyonnais en octobre 2022. Son passage à Lyon s’est arrêté en septembre 2023 après quatre journées de Ligue 1. À l’été 2024, Al-Ittihad lui a confié son banc, avec à la clé un doublé championnat-coupe en 2025, puis une éviction dès le mois de septembre suivant.
Un joueur majeur des Bleus
Formé à Montpellier, Laurent Blanc y a joué entre 1983 et 1991. Il y a disputé 291 matches et inscrit 84 buts, avant de remporter la Coupe de France en 1990.
Sa carrière l’a ensuite mené à Naples, Nîmes, Saint-Étienne, Auxerre, Barcelone, Marseille, l’Inter Milan et Manchester United. Avec Auxerre, il a remporté le doublé Coupe-championnat en 1996. Avec Barcelone, il a gagné la Coupe des coupes et la Supercoupe d’Europe en 1997. Avec Manchester United, il a terminé sa carrière sur un titre de champion d’Angleterre en 2003.
En équipe de France, il a totalisé 97 sélections et 16 buts entre 1989 et 2000. Il a remporté l’Euro Espoirs en 1988, la Coupe du monde en 1998 et le championnat d’Europe en 2000. Le 28 juin 1998, il a marqué le but en or contre le Paraguay en huitième de finale du Mondial. Dix jours plus tard, il a été expulsé en demi-finale contre la Croatie et n’a pas disputé la finale remportée face au Brésil.
Une cote affaiblie
En janvier 2025, un sondage sur la succession de Didier Deschamps plaçait Zinédine Zidane très loin devant les autres profils cités. Laurent Blanc n’y recueillait qu’une faible part des suffrages, signe d’un recul de sa cote dans l’opinion au moment d’imaginer un retour à la tête des Bleus.
Depuis son départ du PSG en 2016, sa trajectoire alterne périodes sans banc et missions plus courtes, au Qatar, à Lyon puis en Arabie saoudite. Son palmarès reste dense, mais ses derniers licenciements ont réduit sa marge dans les grands clubs européens.
Une vie privée tenue à distance
Laurent Blanc est marié à Anne, une amie d’enfance devenue avocate. Le couple a trois fils : Clément, Alex et Davy.
Sa vie personnelle reste peu exposée. Entre deux expériences professionnelles, il retourne régulièrement dans le Gard et dans les Cévennes, sa région d’origine. Aucune activité publique d’ampleur dans le business, la politique ou un projet entrepreneurial personnel n’a, à ce stade, été mise en avant.
Un avenir sans échéance
Aucun club ni aucune sélection n’a officialisé son arrivée sur un nouveau banc depuis son départ d’Al-Ittihad. Les pistes évoquées ces derniers mois montrent que son nom circule encore, en Europe comme à l’étranger, mais aucune n’a débouché sur une nomination.
À 60 ans, Laurent Blanc reste donc disponible, avec un palmarès qui compte des titres en France, en Angleterre, en Europe et en Arabie saoudite. Sa prochaine destination n’est associée, pour l’instant, à aucune échéance publique connue.