Avec un salaire estimé à 500 000 euros, Pauline Ferrand-Prévot domine le peloton féminin, mais reste très loin des millions des vedettes du WorldTour masculin.
Pauline Ferrand-Prévot toucherait environ 500 000 euros par an chez Visma–Lease a Bike, soit l’une des rémunérations les plus élevées du cyclisme féminin actuel. Au Tour de France Femmes 2025, la Française a cumulé 61 050 euros de primes officielles, un montant important à l’échelle du peloton, mais très éloigné encore des standards du cyclisme masculin.
Une rémunération de tête d’affiche
Pauline Ferrand-Prévot évoluerait aujourd’hui dans une fourchette d’environ 500 000 euros annuels, ce qui la placerait parmi les coureuses les mieux payées du circuit féminin. Des estimations plus anciennes situaient sa rémunération autour de 20 000 euros brut par mois, soit environ 240 000 euros par an. Ces écarts montrent surtout que les chiffres disponibles relèvent d’estimations de marché et non de montants contractuels rendus publics.
Les planchers de rémunération dans le cyclisme féminin ont progressé ces dernières années, avec des minima qui varient selon les statuts et les catégories d’équipes. Même dans cette grille en hausse, Pauline Ferrand-Prévot se situe très nettement au-dessus de la base salariale du secteur.
Le jackpot du Tour de France Femmes
Le Tour de France Femmes 2025 fournit les chiffres les plus précis sur ses gains sportifs récents. La victoire au classement général lui a rapporté 50 000 euros. À cela se sont ajoutés 8 000 euros pour ses deux victoires d’étape, 200 euros pour deux jours passés en maillot jaune, ainsi que des primes complémentaires liées aux classements et aux places d’honneur.
Au total, ses gains bruts sur cette édition atteignent 61 050 euros. Ce montant ne correspond toutefois pas nécessairement à la somme finale conservée par la coureuse, les primes étant ensuite réparties selon les usages internes de l’équipe.
Un contrat prolongé jusqu’en 2028
Pauline Ferrand-Prévot s’est engagée avec Visma–Lease a Bike jusqu’en 2027 avant de prolonger d’une saison supplémentaire en février 2026, soit jusqu’à la fin de l’année 2028. Cette prolongation est intervenue après une première saison marquée par sa victoire au Tour de France Femmes et ses succès dans les plus grandes courses du calendrier.
Le montant exact de ce nouveau contrat n’a pas été rendu public. En revanche, cette extension confirme sa place centrale dans le dispositif sportif de l’équipe néerlandaise.
Un palmarès qui s’étend sur trois disciplines
Pauline Ferrand-Prévot possède l’un des palmarès les plus fournis du cyclisme français contemporain. Son total comprend 18 titres de championne du monde, 6 titres de championne d’Europe et 31 titres de championne de France en additionnant la route, le VTT, le cyclo-cross et les relais.
En 2014, elle devient championne du monde sur route à Ponferrada. En 2015, elle gagne le titre mondial de cyclo-cross, avant d’ajouter plusieurs titres mondiaux en VTT cross-country dans les années suivantes. Cette capacité à gagner dans plusieurs disciplines la distingue de la plupart des grandes championnes de son époque.
L’or olympique de Paris 2024
Le 28 juillet 2024, Pauline Ferrand-Prévot a remporté la médaille d’or en VTT cross-country aux Jeux olympiques de Paris, sur le site d’Élancourt. Ce titre est venu compléter un palmarès auquel il manquait encore une référence olympique majeure.
Avant ce succès, elle avait participé aux Jeux de Londres 2012, Rio 2016 et Tokyo 2020 sans monter sur le podium. À Tokyo, elle s’était classée dixième. En France, la médaille d’or olympique ouvre droit à une prime d’État de 65 000 euros, à laquelle peuvent s’ajouter d’autres bonus non rendus publics.
Une carrière construite sur trois sources de revenus
Les revenus de Pauline Ferrand-Prévot reposent d’abord sur son salaire d’équipe. Ils reposent ensuite sur les primes de résultats, dont le Tour de France Femmes 2025 fournit l’exemple le plus documenté. Ils reposent enfin sur les contrats de sponsoring et les partenariats matériels, beaucoup moins transparents dans le cyclisme que dans des sports comme le football ou le tennis.
Sa notoriété, ses titres mondiaux, son titre olympique et sa victoire sur le Tour de France Femmes renforcent sa valeur sur le marché des marques. En revanche, aucun montant précis n’est publiquement documenté concernant ses contrats publicitaires personnels.
Un patrimoine difficile à chiffrer
Aucune estimation solide de son patrimoine net n’est disponible publiquement. Les données connues portent sur ses revenus annuels, ses primes sportives et son statut de leader dans une équipe de premier plan, pas sur ses actifs immobiliers, financiers ou entrepreneuriaux.
Il est donc plus rigoureux de parler d’un patrimoine confortable de sportive de haut niveau construit sur plusieurs années de salaires élevés, de primes de titres mondiaux, d’or olympique et de gains sur les grandes courses, sans avancer de montant global.
Des écarts massifs avec les vedettes masculines
Dans le WorldTour masculin, le salaire moyen tournerait autour de 500 000 euros par an. Les plus grandes vedettes évoluent à une tout autre échelle : Tadej Pogacar serait autour de 8 millions d’euros fixes, avec un total pouvant grimper beaucoup plus haut grâce aux bonus ; Remco Evenepoel, Jonas Vingegaard et Mathieu van der Poel se situeraient eux aussi à plusieurs millions par saison.
Même dans l’hypothèse haute de 500 000 euros par an, Pauline Ferrand-Prévot reste donc très loin des leaders masculins. Le contraste est net : une championne olympique et multiple championne du monde du côté féminin toucherait à peine l’équivalent du salaire moyen masculin, là où les stars du WorldTour dépassent largement ce seuil.
Une économie du cyclisme féminin en transition
Le cyclisme féminin a connu une progression réelle de ses minima salariaux et de sa professionnalisation. Le Tour de France Femmes a apporté davantage de visibilité, de prize money et d’exposition pour les meilleures coureuses. De grandes équipes ont aussi investi plus durablement dans leur structure féminine avec des contrats pluriannuels et des moyens renforcés.
Les écarts restent néanmoins considérables entre les deux pelotons. Les meilleures coureuses peuvent désormais atteindre plusieurs centaines de milliers d’euros annuels, mais les vedettes masculines conservent des rémunérations sans commune mesure. Pauline Ferrand-Prévot se situe aujourd’hui au sommet d’un marché féminin en progression, sans rejoindre l’échelle économique du cyclisme masculin.