Avec 55 millions de salaire en 2025-2026 et des revenus hors terrain limités, Nikola Jokić est une superstar à part, riche surtout de son contrat supermax.
Triple MVP de la NBA, Nikola Jokić touche 55 224 526 dollars de salaire pour la saison 2025-2026 avec les Denver Nuggets. Chez lui, l’essentiel des revenus vient du parquet, avec des gains hors terrain bien plus limités que ceux des autres superstars de la ligue.
Le pivot à 55 millions de dollars
Nikola Jokić perçoit 55 224 526 dollars pour la saison 2025-2026. Ce montant le place parmi les tout premiers salaires de la NBA.
Pour cette saison, Stephen Curry reste devant avec 59 606 817 dollars, tandis que Joel Embiid et Nikola Jokić sont à 55 224 526 dollars. Jokić appartient donc au top 3 salarial de la ligue.
Des convertisseurs de rémunération déclinent ce revenu en rythme mensuel, hebdomadaire ou quotidien, avec des ordres de grandeur de plusieurs millions par mois et de plusieurs centaines de milliers par jour selon les devises et les méthodes de conversion. Ces déclinaisons ont une valeur pédagogique, mais elles ne remplacent pas le chiffre contractuel de référence en dollars.
Pour les revenus totaux annuels, l’estimation la plus prudente pour 2025 se situe à 57,6 millions de dollars, avec 51,6 millions de dollars gagnés sur le terrain et 6 millions de dollars hors terrain. D’autres estimations montent plus haut, jusqu’à environ 64,2 millions de dollars, mais elles reposent sur des bases moins transparentes.
D’un rookie à 1,3 million à un contrat record
Lors de sa première saison NBA en 2015-2016, Nikola Jokić touche environ 1,3 million de dollars, après avoir été drafté au 41e rang en 2014 par Denver. Les deux saisons suivantes restent dans la même zone, autour de 1,36 million de dollars puis 1,47 million de dollars.
À l’été 2018, les Nuggets lui accordent une première extension majeure, estimée entre 142 et 148 millions de dollars sur cinq ans. Son salaire passe alors à plus de 24 millions de dollars par saison, puis continue de progresser au-delà de 26, 28 et 30 millions de dollars entre 2019 et 2022.
Le 30 juin 2022, il signe une prolongation supermax de cinq ans pour 264 millions de dollars, alors présentée comme le plus gros contrat de l’histoire de la NBA à cette date. Ce chiffre de 264 millions de dollars correspond au montant annoncé au moment de la signature.
Les projections de salaires associées à cette extension donnent 47 607 350 dollars en 2023-2024, 51 415 938 dollars en 2024-2025, 55 224 526 dollars en 2025-2026, 59 033 114 dollars en 2026-2027 et 62 841 702 dollars en 2027-2028, avec option joueur sur la dernière année. Certains sites évoquent un total revalorisé autour de 276 millions de dollars, mais il s’agit d’une projection actualisée et non du montant officiel annoncé en 2022.
En cumulant ses contrats depuis 2015, Jokić a déjà sécurisé plus de 300 millions de dollars de salaires NBA signés. À la fin de la saison 2024-2025, ses gains cumulés en carrière approchaient déjà 250 millions de dollars avant même les dernières années de son contrat actuel.
MVP, titre NBA et levier sportif
Nikola Jokić est né le 19 février 1995 à Sombor, en Serbie, et s’est fait connaître au KK Mega Basket avant son départ vers la NBA. Il a été drafté en 2014 par Denver au second tour, en 41e position.
Son palmarès NBA comprend trois trophées de MVP de saison régulière, remportés en 2021, 2022 et 2024. Il a aussi conduit les Nuggets à leur premier titre NBA en 2023, saison conclue par un trophée de MVP des Finals.
Son dossier comprend également plusieurs sélections All-Star et de nombreuses présences dans les équipes All-NBA. En 2024-2025, il reste sur une saison régulière à 29,6 points, 12,7 rebonds et 10,2 passes de moyenne, confirmant sa place au sommet de la ligue.
Son poids contractuel tient directement à ces résultats. Les règles NBA ouvrent l’accès à la supermax aux joueurs multiplement récompensés par des titres de MVP ou des sélections All-NBA, et ses deux trophées consécutifs de 2021 et 2022 l’ont rendu éligible à l’offre maximale de Denver.
Primes et bonus, une part marginale
Les chiffres les plus solides sur les primes concernent les bonus collectifs de play-offs distribués par la NBA. Pour les play-offs 2025, l’enveloppe globale atteint 34,7 millions de dollars.
Avec une quatrième place à l’Ouest et une élimination au deuxième tour, les Nuggets ont généré 1,406 million de dollars de primes collectives. À partage égal entre quinze joueurs, cela représente environ 93 700 dollars par joueur.
Pour Jokić, cette somme reste marginale au regard d’un salaire annuel supérieur à 55 millions de dollars. Sa part théorique de primes de play-offs représente moins de 0,2 % de son salaire annuel.
Des détails non officiels ont circulé sur son contrat de 2018, avec des bonus de 431 000 dollars pour une qualification en play-offs puis 431 000 dollars supplémentaires pour un passage au second tour. Ces montants restent plausibles, mais ils ne doivent pas être traités comme des données pleinement confirmées.
Sponsors, une exposition limitée
Les partenaires commerciaux associés à Nikola Jokić reviennent de manière régulière depuis 2024. Les noms les plus souvent cités sont 361 Degrees pour les chaussures, Panini pour les cartes à collectionner, Western Union, Expedia et plusieurs marques serbes plus locales.
Le partenariat avec 361 Degrees occupe une place particulière, parce qu’il s’accompagne d’une ligne de chaussures signature mise en avant à partir de 2023. Ce contrat lui donne une présence commerciale internationale, sans le faire entrer dans la catégorie des athlètes à très forte intensité publicitaire.
Pour ses revenus hors terrain, les estimations varient selon les publications. La fourchette la plus prudente consiste à parler de 6 à 9 millions de dollars par an en sponsoring et activités commerciales.
Cette part reste faible pour un joueur de ce niveau. Jokić est peu présent sur les réseaux sociaux, accepte un nombre limité d’opérations marketing et passe une large partie de ses étés en Serbie, loin du circuit promotionnel classique des stars NBA.
Un patrimoine estimé autour de 80 à 100 millions de dollars
Les estimations de patrimoine consacrées à Nikola Jokić doivent être présentées comme des ordres de grandeur, et non comme des données comptables vérifiées. Les évaluations les plus fréquentes le situent autour de 80 millions de dollars, avec une fourchette souvent étendue jusqu’à 100 millions de dollars.
Certaines plateformes montent plus haut, parfois jusqu’à 120 millions de dollars, mais sans détailler complètement leur méthode de calcul. En croisant plus de 300 millions de dollars de salaires signés sur sa carrière et plusieurs millions de revenus annuels hors terrain, une fourchette de 80 à 100 millions de dollars apparaît crédible pour 2025-2026 après impôts, frais d’agents et dépenses personnelles.
Les informations disponibles sur son train de vie convergent sur un même point : Jokić expose peu sa richesse. Les articles qui lui sont consacrés mentionnent des voitures haut de gamme, quelques montres de luxe et, surtout, son investissement constant dans les chevaux de course et d’attelage en Serbie.
Les données publiques sur son immobilier ou sur la structure de gestion de ses actifs restent très limitées. Il faut donc s’en tenir à l’idée d’un patrimoine élevé, mais imparfaitement documenté.
Un cas majeur dans l’inflation salariale NBA
Les salaires NBA ont encore augmenté en 2025-2026, avec vingt-cinq joueurs au-dessus de 45 millions de dollars, contre quatorze la saison précédente. Jokić fait partie des bénéficiaires les plus visibles de cette hausse.
Son supermax signé en 2022 a marqué une étape dans cette inflation, puisqu’il a été présenté au moment de sa signature comme le plus gros contrat de l’histoire de la NBA. D’autres accords l’ont ensuite rejoint ou dépassé, au rythme de la progression du salary cap et des droits audiovisuels.
Le mécanisme des Bird Rights permet aux Nuggets de lui offrir davantage que n’importe quelle autre franchise, et les critères du supermax réservent ces montants aux joueurs disposant d’un palmarès individuel de tout premier ordre. Dans son cas, la logique économique et la logique sportive se rejoignent presque entièrement : Denver paie au maximum un joueur qui a remporté trois MVP et offert à la franchise le premier titre de son histoire.
C’est aussi ce qui distingue Jokić d’autres superstars. Là où certains construisent d’abord une puissance commerciale mondiale, lui tire encore l’essentiel de sa fortune de ses contrats NBA, avec une exposition marketing limitée et des revenus hors terrain contenus à quelques millions par an.