Avec ses records en série, ses titres mondiaux et un solide portefeuille de sponsors, Armand Duplantis est devenu l’un des athlètes les mieux payés de l’athlétisme.
Armand Duplantis a franchi 6,31 m à la perche à Uppsala, le 11 mars 2026, pour signer son 15e record du monde à 26 ans. Depuis 2020, chacun de ses records a donné lieu à des primes spécifiques et à des activations commerciales de ses sponsors, au point de faire de lui l’un des athlètes les plus rémunérés de l’athlétisme mondial.
Des records qui valent cher
Le 11 mars 2026, lors du meeting Mondo Classic organisé à Uppsala, Armand Duplantis a franchi 6,31 m à son premier essai et porté le record du monde à une hauteur jamais atteinte. Ce saut constitue son 15e record du monde depuis 2020 et prolonge une progression menée par petites touches, centimètre après centimètre.
Cette mécanique a une traduction financière directe. Lors des Mondiaux 2025, un record du monde assorti du titre pouvait lui rapporter 170 000 dollars, soit 70 000 dollars pour la victoire et 100 000 dollars pour la performance record. Ce chiffrage donne un repère solide pour mesurer la valeur économique de ses records les plus récents.
Pour les Jeux de Paris 2024, il est plus rigoureux de retenir un gain total proche de 100 000 dollars pour la combinaison du titre olympique et du record du monde à 6,25 m, plutôt qu’une ventilation trop précise entre la prime de médaille et celle du record. Depuis son premier record du monde en 2020, ses 13 premiers records lui auraient déjà rapporté environ 1,3 million de dollars en primes directes, hors sponsoring et hors cachets de meeting ; d’autres estimations placent ce cumul plus près de 2 millions de dollars.
Il faut donc présenter ce total comme une fourchette estimative, comprise entre 1,3 million et près de 2 millions de dollars selon les méthodes de calcul. Les montants varient selon les compétitions : quelques milliers d’euros sur des meetings secondaires, jusqu’à 50 000 dollars sur la Ligue de diamant, et jusqu’à 100 000 dollars sur les plus grands rendez-vous.
Les cachets de participation s’ajoutent à ces primes. Aucun organisateur ne publie les start fees de Duplantis, mais il appartient à la catégorie des têtes d’affiche capables de percevoir plusieurs dizaines de milliers d’euros pour un meeting majeur. Il faut ici rester prudent : ce niveau de rémunération relève d’un usage du circuit plutôt que d’un chiffre public propre au perchiste suédois.
Le socle des primes sportives
Armand Duplantis a remporté deux titres olympiques, à Tokyo en 2021 puis à Paris en 2024, et trois titres mondiaux en plein air, à Eugene en 2022, Budapest en 2023 et Tokyo en 2025. À ces résultats s’ajoutent trois titres mondiaux en salle et trois titres européens en plein air, ce qui fait de lui, à 26 ans, l’un des athlètes les plus titrés de l’athlétisme contemporain.
Pour les championnats du monde, le repère le plus solide est désormais connu : 70 000 dollars pour le titre individuel. Quand ce titre s’accompagne d’un record du monde, comme à Tokyo en 2025, le total grimpe à 170 000 dollars avec la prime additionnelle de 100 000 dollars.
À Eugene en 2022, Duplantis remporte son premier titre mondial en plein air avec un saut à 6,21 m, qui est aussi un record du monde. À Budapest en 2023, il conserve son titre avec 6,10 m, sans record, mais avec la prime du champion. À Paris, en août 2024, son nouveau record à 6,25 m en finale olympique lui apporte un gain total estimé autour de 100 000 dollars pour la combinaison du titre et du record.
Les championnats d’Europe et les Mondiaux en salle ajoutent des montants plus modestes mais réguliers. Le cumul de ces compétitions entre 2021 et 2025 représente plusieurs centaines de milliers d’euros ou de dollars, même avant d’ajouter les records et les cachets de meeting.
Cette masse de primes sportives reste toutefois secondaire par rapport à la valeur de ses contrats commerciaux. Chez Duplantis, les gains de piste sont élevés, mais les revenus publicitaires pèsent davantage dans l’ensemble annuel.
Puma au centre du dispositif
Puma a signé Armand Duplantis en 2019, au moment où l’athlète quittait LSU pour lancer sa carrière professionnelle. Depuis cette date, l’équipementier constitue le socle de sa visibilité commerciale et l’un des piliers de ses revenus hors compétition.
Ce partenariat couvre les tenues et les chaussures de compétition, ainsi que l’image de l’athlète dans des campagnes internationales. Aucun montant n’a été rendu public, mais plusieurs analyses publiées depuis 2021 présentent Puma comme la base économique de ses revenus hors piste.
Le rang occupé par Duplantis dans le portefeuille de la marque est clair : il n’est pas un athlète secondaire, mais une figure majeure de sa présence mondiale dans l’athlétisme. Pour un article de référence, il faut toutefois s’en tenir à ce qui est vérifiable : Puma est son équipementier principal et l’un des piliers de son revenu annuel, sans que la valeur exacte du contrat soit connue.
Red Bull, Omega, FiberTech
Autour de Puma, Duplantis a constitué un portefeuille de partenaires qui revient régulièrement dans les articles consacrés à ses revenus. Red Bull accompagne son image à travers des contenus éditoriaux et vidéos consacrés à ses records, dans une logique de narration suivie de performance en performance.
Omega figure également parmi ses partenaires les plus visibles. Après le record à 6,31 m en Suède, la marque horlogère a immédiatement relayé la performance dans sa communication, au même titre que Puma.
FiberTech apparaît aussi parmi les marques associées à l’athlète. Cette présence complète un portefeuille commercial composé au minimum de Puma, Red Bull, Omega et FiberTech, sans que la valeur détaillée de chaque contrat soit rendue publique.
Les montants versés par ces marques ne sont pas connus. La formulation la plus rigoureuse consiste à dire que Duplantis dispose d’un portefeuille publicitaire de premier plan dans l’athlétisme mondial, avec plusieurs partenaires internationaux et une valorisation qui dépasse largement le cadre des seules primes sportives.
Une fortune estimée à plusieurs millions
L’estimation la plus souvent reprise situe son patrimoine autour de 5 millions de dollars en 2025, soit environ 4,6 millions d’euros. Ce niveau s’explique par l’addition de ses primes de titres, de ses records du monde et de ses contrats commerciaux.
Le point le plus solide pour ses revenus annuels concerne l’année 2022, avec une estimation proche de 2,5 millions d’euros. Ce chiffre donne une base crédible pour situer son niveau de gains avant même les records supplémentaires et la hausse de notoriété qui ont suivi Paris 2024.
À partir de là, la prudence reste indispensable. Les revenus de 2024, 2025 et 2026 sont probablement au moins équivalents, voire supérieurs, compte tenu des records et des titres accumulés, mais aucun chiffre officiel récent n’a été publié pour fixer un total annuel exact.
Aucun document fiscal, aucun contrat publicitaire et aucune déclaration détaillée de l’athlète ne permettent aujourd’hui d’établir une répartition exacte entre sponsoring, primes et cachets. Cette opacité impose de raisonner en estimations et en fourchettes, jamais en montants présentés comme absolument certains lorsqu’ils ne le sont pas.
Un palmarès déjà historique
Le record du monde à 6,31 m du 11 mars 2026 prolonge une série commencée en 2020. Cette année-là, Duplantis franchit 6,17 m puis 6,18 m en salle, avant d’entrer dans une séquence de records réguliers. En 2022, il porte sa marque à 6,19 m puis 6,20 m à Belgrade, avant de franchir 6,21 m aux Mondiaux d’Eugene. En 2023, il passe 6,22 m à Clermont-Ferrand.
À Paris, en août 2024, il efface 6,25 m en finale olympique et associe un titre majeur à un record du monde dans le même concours. En 2025, il améliore encore sa marque à plusieurs reprises, jusqu’à 6,30 m aux Mondiaux de Tokyo. Au 11 mars 2026, la barre de 6,31 m porte le total à 15 records du monde.
Son palmarès, à ce stade de carrière, est déjà exceptionnel : deux titres olympiques, trois titres mondiaux en plein air, trois titres mondiaux en salle, trois titres européens et plusieurs succès en Ligue de diamant. Cette accumulation de titres explique largement la valeur économique de l’athlète : à chaque sortie, il apporte une probabilité élevée de victoire, de record et d’exposition internationale.
Une perche devenue produit d’appel
Avant l’ascension de Duplantis, la perche ne figurait pas parmi les disciplines les plus rentables ou les plus exposées du circuit mondial. Depuis 2020, chacun de ses grands concours est devenu une séquence suivie comme une chasse au record, avec diffusion internationale, forte circulation sur les réseaux sociaux et activation immédiate des partenaires commerciaux.
Les organisateurs ont accompagné cette évolution en attachant des bonus spécifiques aux records du monde. Pour un meeting, payer une prime de record peut coûter 50 000 ou 100 000 dollars, mais la présence du recordman du monde apporte aussi une visibilité bien supérieure à celle d’un concours classique.
Le cas Duplantis reste singulier. Peu d’athlètes spécialisés dans une discipline technique ont atteint un tel niveau de rémunération grâce à l’addition d’un palmarès aussi dense, d’une série de records aussi longue et d’un portefeuille de sponsors aussi complet.
Les déclarations publiques de l’athlète portent d’abord sur la hauteur visée, la progression technique ou les sensations du concours, beaucoup plus rarement sur l’argent. Les revenus, eux, restent reconstitués à partir des barèmes connus, des estimations annuelles disponibles, des primes de record et des contrats commerciaux visibles. C’est cet ensemble qui permet d’écrire, avec prudence, qu’Armand Duplantis a fait entrer le saut à la perche dans une économie de star mondiale, où chaque centimètre gagné a aussi une valeur comptable.