Il a expliqué le football de haut niveau pendant douze ans sur Canal+. Depuis qu’il tente de le pratiquer, les résultats sont moins convaincants.
Un bilan qui ne justifie pas sa trajectoire
149 matchs, 49,66% de victoires. Une montée en National obtenue à la troisième tentative avec le Red Star. Un licenciement par Rennes alors que le club était 6e de Ligue 1 — fait rarissime dans le football français — après une spirale de quatre matchs sans victoire, 12 buts encaissés, un vestiaire fracturé et une mise à l’écart publique de Brice Samba. Neuf jours plus tard, il est nommé à l’OM. Ce type d’enchaînement n’existe pas dans le football professionnel, sauf quand la réputation dépasse le palmarès.
Le réseau Canal+ comme bouclier
Ses anciens collègues de plateau sont devenus les commentateurs de ses matchs. La mécanique est simple : les victoires confirment le génie, les défaites s’expliquent par le contexte. Le conflit d’intérêt est structurel, il n’est jamais nommé. Pascal Dupraz, lui, n’a aucune dette : « On a un entraîneur qui n’a qu’une année d’expérience en Ligue 1. » Les entraîneurs professionnels sont les seuls à dire la vérité sur Beye — et ce qu’ils disent est mesuré.
Un record Opta qui résume tout
Beye est le premier entraîneur éliminé de la Coupe de France avec deux clubs de Ligue 1 différents lors d’une même édition. D’abord Rennes, sorti par l’OM. Ensuite l’OM, sorti par Toulouse. La symétrie est cruelle.
À l’OM, 33% de victoires sur trois matchs, un salaire de 90 000 euros mensuels contre 550 000 pour De Zerbi. Dix matchs restants, la Ligue des champions comme seul étalon crédible. Si l’OM n’y va pas, la question que ses anciens collègues évitent depuis deux ans devra enfin être posée.