Il y a des soirées où tout semble fonctionner. Celle de l’OL à Metz en fut une. Dans le froid de Saint-Symphorien, les Lyonnais ont affiché une maîtrise offensive impressionnante et signé un succès net (5-2), dans le sillage d’un Endrick incandescent. Trois buts pour l’attaquant de 18 ans, arrivé discrètement il y a quelques semaines mais déjà au cœur du jeu rhodanien. Lyon s’accroche à sa quatrième place, et creuse l’écart sur Lille et Rennes.
Un jeu direct qui transperce Metz
Pas besoin de longues séquences de possession : l’OL a préféré le tranchant à la patience. Face à un pressing messin ambitieux mais trop perméable, les passes ont fusé, souvent en une touche, pour faire reculer le bloc adverse. Le premier but est venu d’un ballon gratté haut, servi en profondeur par Corentin Tolisso vers Endrick, qui n’a pas tremblé. Cinq minutes plus tard, la combinaison part du flanc gauche avec Morton, trouve Merah, puis Kluivert au premier poteau : Metz est débordé. Morton, encore lui, ajuste ensuite une frappe sèche depuis l’extérieur de la surface. 3-0 à la demi-heure, rideau baissé.
Kouao relance Metz, Endrick éteint l’espoir
Un moment de flottement, quand Kouao se joue de la défense lyonnaise après une mauvaise relance de Kluivert, redonne un souffle à Metz. Mais Endrick replonge immédiatement le promu dans le doute, en punissant une ligne défensive trop haute d’un appel tranchant et d’un tir glissé entre les jambes du gardien Fischer. Quatre buts, déjà.
Endrick dans tous les bons coups
Et encore des situations. Une tête piquée que Fischer sort du bout des doigts, une frappe lointaine claquée, une autre stoppée sans éclat. Endrick est dans tous les bons coups, jusqu’à provoquer un penalty en fin de match. Il le tire lui-même après un geste de classe de Moussa Niakhaté, arrivé quelques secondes plus tôt : ballon croisé, contre-pied parfait. Triplé. Metz est à terre, Lyon n’a plus qu’à gérer.
Lyon temporise sans rompre
Ce ne fut pas un long fleuve tranquille. Le but de Diallo sur un centre de Kouao, puis quelques minutes de flottement, ont rappelé à l’OL ses limites défensives. Mais Greif s’est interposé deux fois, Clinton Mata a gratté ce qu’il fallait, et la solidité collective a prévalu. Pas de relâchement fatal cette fois.
Le jeune Endrick, encore inconnu du grand public en début de saison, prend déjà une place centrale dans cette équipe en pleine remontée.