Double champion NBA et ex-joueur du Baskonia, Lamar Odom a livré une confession publique sans précédent sur sa dépendance à la cocaïne, reconnaissant que cette addiction lui a coûté une place au Hall of Fame du basketball. Des aveux formulés dans l’émission The Cousins, animée par Tracy McGrady et Vince Carter.
« Vous parlez à un vrai addict »
Lamar Odom n’a pas cherché à atténuer la réalité. « En 2015, j’adorais les drogues, sincèrement. Vous parlez à un vrai addict. Je consommais de la cocaïne, je n’avais aucune obligation », a-t-il déclaré face aux deux anciens joueurs. Une franchise d’autant plus marquante que c’est précisément en 2015 qu’il avait frôlé la mort : une overdose de cocaïne et de stimulants l’avait plongé dans le coma dans un bordel du Nevada.
Des étés sous cocaïne, une saison préservée
Odom a tenu à établir une distinction qu’il juge fondamentale : sa consommation se concentrait hors saison. « Je ne prenais pas de drogues quand je jouais, mais pendant les étés, oui. Ce serait de la folie de consommer de la cocaïne et de jouer en même temps. » Pour autant, il décrit ses périodes estivales comme des plongées délibérées dans l’excès. « J’avais le contrôle, mais quand on a l’esprit d’un alcoolique, on pense à comment contourner le système. C’est ce que j’ai fait, des fêtes à la cocaïne. »
Un Hall of Fame à portée de main, sacrifié
L’ancien ailier estime qu’il aurait pu intégrer le Hall of Fame du basketball sans cette addiction. Pour étayer cette conviction, il cite un fait précis : il a remporté le titre de Sixième Homme de l’Année en 2011, tout en tournant simultanément un téléréalité avec son ex-femme Khloe Kardashian. « Ça veut dire que je jouais, j’ai gagné le prix du Joueur de l’Année et je tournais un show en même temps. Donc je sais que j’avais la motivation et la personnalité nécessaires. » Le bilan est sans appel : « Mais globalement, ma grandeur et mon héritage… oui, je les ai abîmés avec l’abus de drogues. À 100%. »
Un père héroïnomane, une mère disparue à 12 ans
Pour comprendre les origines de sa dépendance, Odom remonte à une enfance marquée par le deuil et l’hérédité. Son père était héroïnomane. Sa mère est morte alors qu’il avait 12 ans — deux ans après lui avoir promis une maison et une carrière en NBA. « Elle était ma meilleure amie. À 10 ans, je lui avais dit que j’irais en NBA et que je lui achèterais une grande maison. À 12 ans, elle n’était plus là. » Il a commencé à fumer du cannabis à 14 ou 15 ans, dans un contexte qu’il décrit comme une accumulation de traumatismes non résolus.
Sortie de clinique après une nouvelle arrestation
Aujourd’hui âgé de 46 ans, Lamar Odom vient de terminer un programme de réhabilitation de 30 jours à la clinique iRely Recovery de Los Angeles. Cette admission fait suite à une arrestation pour conduite en état d’ivresse. Une rechute de plus dans un parcours de vie qui, des parquets NBA aux établissements de soins, n’a jamais cessé d’osciller entre génie sportif et autodestruction.