Le Real Madrid s’est imposé à Elche (2-3) au terme d’une fin de match éprouvante. Une victoire qui confirme une tendance préoccupante : les Merengues n’ont plus remporté la moindre seconde période depuis quatre rencontres. Mourinho a identifié le problème, sans avoir encore trouvé la réponse.
Les chiffres sont sans appel. Sur les sept rencontres disputées depuis le début de la saison, six en Liga et une en Ligue des champions, le Real Madrid a perdu ou concédé le nul après la pause lors des quatre dernières. Face à Elche, les hommes de Mourinho ont perdu la seconde période 2-1. Contre l’Inter, 1-0. Contre le Betis, 1-0 également. Face au Rayo, les deux équipes se sont neutralisées (1-1). Sur ces quarante-cinq minutes cumulées, le bilan s’établit à cinq buts encaissés pour deux marqués.
Le contraste est d’autant plus frappant qu’en début de saison, le Madrid maîtrisait ses fins de match. Contre Málaga, la Real Sociedad et l’Espanyol, il avait remporté la seconde période, et largement dans le cas de la rencontre face aux Basques.
Des premières périodes qui masquent les failles
Si cette dérive n’a pas encore eu de conséquences lourdes, le Madrid le doit à ses entames de match. Dans trois des quatre rencontres concernées, l’avance construite avant la pause a suffi à préserver le résultat, au prix de fins de match pénibles contre l’Inter et Elche. Le seul match où ce matelas a manqué s’est soldé par une défaite, face au Betis.
Le schéma se répète : une équipe autoritaire en première période, puis désorganisée après la mi-temps. Les avantages au score fondent et des rencontres qui semblaient pliées redeviennent incertaines.
Le phénomène s’est accentué ces dernières semaines et le déplacement à Elche en a donné l’illustration la plus nette. Le Madrid a failli y laisser deux points, ce qui aurait représenté un sérieux revers dans la lutte pour le titre, à l’approche d’un rendez-vous au Metropolitano. À force de relâcher son emprise sur les matchs, le club merengue expose ses ambitions sur la durée de la saison.
Mourinho : « Des matchs qui semblent terminés ne le sont pas »
L’entraîneur portugais ne cherche pas à minimiser. « Le problème me paraît évident… Il y a des matchs qui semblent terminés et qui ne le sont pas », a-t-il reconnu. Selon lui, ses joueurs ne parviennent pas à tuer des rencontres qu’ils jugent faciles : « On dirait qu’on passe de la facilité à l’absence de contrôle. » Il a également salué l’ambiance du stade d’Elche, plein et porté par un public qui a rendu la tâche difficile à son équipe.
Mourinho préfère retenir la capacité de réaction de son groupe, qui a su gagner malgré les difficultés, « et c’est le plus important ». Avant de conclure sur une note d’humour : « Avec les matchs du Madrid, personne ne s’ennuie, parce qu’ils sont très divertissants. » Une formule qui ne change rien au constat : pour l’heure, les secondes périodes ne réussissent pas au Real Madrid.