Au Red Star, Damien Durand enchaîne triplé, prolongation et saison à 13 buts, relançant la course au titre de meilleur buteur de l’histoire du club.
Au Red Star, un attaquant fête un triplé à Bauer avant d’annoncer sa prolongation devant le virage. Son nom s’ajoute à une galerie de buteurs qui va des années 1930 à la montée récente en Ligue 2. Les chiffres qu’il accumule depuis 2020 rapprochent son total de ceux fixés par André Simonyi et Samuel Michel. Dans les tribunes, la course au sommet du tableau des buteurs devient un sujet de match autant qu’un sujet de mémoire.
Une soirée qui change d’échelle
Le ballon quitte le pied droit de Damien Durand quand Bauer se lève d’un bloc. Sur la pelouse de Saint‑Ouen, ce samedi de Ligue 2, le Red Star passe de 3‑3 à 4‑3 contre Bastia, au terme d’un match commencé sous les sifflets et poursuivi dans un mélange de tension et de chants. À la 30ᵉ journée, le club francilien joue plus que trois points : une place dans le haut du tableau et la confirmation d’un attaquant qui porte le maillot vert depuis 2020, arrivé de Sainte‑Geneviève‑des‑Bois, club de National 2, après des années en divisions amateurs. Damien Durand inscrit ce soir‑là son troisième but de la rencontre, le triplé qui renverse le score, dans ce qui est présenté comme son 200ᵉ match sous les couleurs audoniennes, chiffre repris par plusieurs médias et par le Red Star. Cette frappe croisée, partie du côté gauche de la surface, devient un repère pour sa course vers les records internes.
Le Red Star avait démarré la soirée mené 3‑1, dans un scénario qui rappelait les difficultés d’un promu en quête de stabilisation en Ligue 2, deuxième niveau du football professionnel français. Bastia, solide dans le jeu aérien, avait pris l’avantage en exploitant les espaces laissés par la défense francilienne, au moment où le stade grondait face aux erreurs défensives. Durand ramène une première fois le Red Star dans le match, puis une deuxième, avant ce troisième but qui fait basculer la soirée, dans un club où les buteurs marquants ont souvent été associés à des remontées de score importantes pour la saison. À l’issue de la rencontre, les feuilles de match le créditent d’un triplé en Ligue 2 et ajoutent trois unités à un total déjà élevé sur cet exercice, dans une saison où il atteint 12 buts en championnat. Le Red Star vient de gagner 4‑3, et la suite se joue aussitôt après le coup de sifflet final.
Lorsque Durand se dirige vers le virage occupé par les supporters du Red Star, le stade ne s’est pas encore vidé. L’attaquant porte le numéro 7 et tient un micro tendu par le speaker, dans un moment filmé par le club puis relayé sur ses réseaux. Il annonce qu’il va prolonger au Red Star, selon les récits concordants de la presse, avant que le club officialise quelques jours plus tard une prolongation jusqu’en juin 2029. Le communiqué du Red Star rappelle son arrivée à l’été 2020 et précise qu’il totalise 49 buts avec le club pour 200 matchs toutes compétitions confondues, sans détailler intégralement la répartition par division, ce qui fixe un point précis dans la course aux 73 buts de Samuel Michel et aux 79 de Simonyi. Cette journée relie ainsi un match, un contrat et un tableau de buteurs.
La presse locale et nationale relève cette séquence. Le Parisien parle d’une « folle journée » pour l’attaquant, Maxifoot insiste sur le triplé et la prolongation, Foot National décrit « l’après‑midi de rêve » d’un joueur qui fête sa 200ᵉ apparition sous le maillot audonien, tandis que Le Figaro résume le match en écrivant que les Franciliens ont gagné grâce à « un triplé de Damien Durand ». En quelques heures, Durand ajoute trois buts, sécurise un contrat jusqu’en juin 2029 et voit son total officiel de 49 réalisations être rappelé par le club, ce qui le rapproche des buteurs historiques dans la communication publique. Les chiffres de cette journée condensent ainsi l’état de sa relation au club au printemps 2026. Cette scène ouvre la question de sa place dans l’histoire offensive du Red Star.
Un buteur installé au sommet de l’ère moderne
Damien Durand arrive au Red Star à l’été 2020, en provenance de Sainte‑Geneviève‑des‑Bois, alors qu’il évolue en National 2, quatrième division. Foot Mercato rappelle qu’il a longtemps travaillé comme animateur périscolaire avant de franchir les échelons vers le National, troisième division, puis la Ligue 2, ce que le club audonien décrit comme une progression étape par étape vers le professionnalisme. En 2023‑2024, il participe au titre de champion de National et à la montée en Ligue 2, avec un total de buts qui dépasse la dizaine sur la saison, comme le relèvent la FFF et la presse spécialisée, sans qu’un chiffre unique fasse consensus dans les données publiques. Les bases de données comme Transfermarkt ou Footamax agrègent ses performances des saisons 2020 à 2024 pour le situer autour des 30 à 35 buts au moment de la montée, ce qui correspond à un rendement régulier sur quatre exercices. Ce parcours le fait passer d’un buteur de divisions amateurs à un joueur installé dans l’élite du deuxième niveau français.
La saison 2025‑2026 marque une nouvelle étape. Les classements des buteurs de Ligue 2 publiés par plusieurs médias le créditent de 13 buts en championnat, ce qui le place au septième rang des buteurs de la division, derrière les attaquants les plus prolifiques mais devant plusieurs titulaires des clubs de haut de tableau. Ces 13 buts s’ajoutent à ceux déjà inscrits lors de la saison de montée, pour un total d’au moins 20 réalisations en Ligue 2, selon les différentes bases consultées, même si les chiffres exacts diffèrent légèrement d’une source à l’autre. En combinant ces données avec les chiffres fournis par le club dans son communiqué, soit 49 buts toutes compétitions confondues, Durand se situe encore en‑deçà de Michel (73) et de Simonyi (79) mais à une distance qui se réduit saison après saison. La comparaison ne se limite plus à ses adversaires actuels de Ligue 2, elle commence à intégrer les totaux des buteurs historiques du club.
Les distinctions individuelles renforcent cette position. Le Red Star annonce qu’il a été élu joueur du mois par ses supporters à plusieurs reprises sur la saison 2025‑2026, avant d’être désigné joueur de la saison « by Accro », distinction interne qui récompense ses performances sur l’ensemble de l’année. La Ligue professionnelle lui attribue le trophée UNFP de joueur du mois d’août 2025, puis celui d’avril 2026, ce qui le place dans la même catégorie de reconnaissance que les meilleurs buteurs d’autres clubs de Ligue 2, régulièrement cités dans les débats sur les montées. Ces distinctions sont relatées avec ses statistiques de buts et de matchs, la Ligue rappelant notamment qu’il a été l’un des principaux artisans de la saison réussie du Red Star en National puis en Ligue 2. Ces éléments ancrent ses chiffres dans des récompenses visibles au‑delà du cercle des supporters de Bauer.
La prolongation jusqu’en 2029 ajoute un paramètre clé : le temps. Avec un contrat initial prolongé de trois saisons supplémentaires, Durand se trouve engagé sur une durée totale de neuf années potentielles avec le Red Star, dans un contexte où de nombreux buteurs de Ligue 2 changent de club après deux ou trois saisons seulement. Cette durée, mise en regard des périodes passées par Samuel Michel, deux séquences dans les années 1990, ou par Simonyi, près d’une décennie en plusieurs passages, le place dans une trajectoire qui peut permettre, à rendement constant, d’approcher les totaux de ses prédécesseurs. Le fil tendu entre l’ère moderne de la Ligue 2 et les années de Coupe de France d’avant‑guerre se lit ainsi aussi bien dans les contrats que dans les buts.
Le record ancien de Simonyi, repère toujours debout
Les sites spécialisés sur l’histoire du Red Star situent André Simonyi en tête du classement historique des buteurs du club avec 79 buts, total qui n’a pas été corrigé dans les mises à jour récentes. Ce chiffre compile les matchs de championnat et de Coupe de France disputés dans les années 1930 et 1940, dans un football où les saisons comportent moins de rencontres que les 38 journées actuelles de Ligue 2, mais où la Coupe reste une compétition centrale. Derrière lui, les mêmes sources présentent Samuel Michel avec 73 buts, Bror Mellberg avec 70, Alfred Aston avec 55, Roger Quenolle avec 52 et Steve Marlet avec 44, ce qui donne un panorama des grands noms offensifs audoniens toujours repris dans les pages d’histoire du club. Ces chiffres ne diffèrent pas entre les principales bases consultées, même si la ventilation exacte par saison reste peu détaillée, faute de bases officielles exhaustives pour cette période. Le record de 79 buts constitue ainsi le repère chiffré le plus stable pour le club au mois de juillet 2026.
Les textes officiels du Red Star permettent de situer Simonyi dans l’histoire du club. Sur la page « Les grands noms », le club rappelle son rôle dans la Coupe de France 1942, remportée par le Red Star, et dans la finale de 1946, dans une équipe où figure aussi Alfred Aston, ailier international. Simonyi joue au Red Star de 1936 à 1943 puis au milieu des années 1940, selon les chronologies proposées par les sites d’histoire du club, dans un football marqué par la Seconde Guerre mondiale et par différentes formules de championnat, parfois régionales. Le club mentionne qu’il a été invité à donner le coup d’envoi du 1 000ᵉ match du Red Star en 1993, signe de l’importance que ce buteur conserve dans sa mémoire collective plus de cinquante ans après ses grandes années. Ces dates plantent le décor autour du chiffre de 79 buts, point de comparaison direct pour un joueur comme Durand.
Les limites de la documentation apparaissent dans le détail des saisons. La Ligue de football professionnel ne propose pas, pour les années 1930‑1940, de bases publiques permettant de ventiler saison par saison les buts de Simonyi entre championnat, Coupe de France et autres compétitions, comme certaines coupes régionales. Les sites d’historiens amateurs compilent les données à partir des journaux de l’époque, ce qui explique que le total soit présenté comme un agrégat, sans table accessible en ligne détaillant chaque édition du championnat ou de la coupe. En l’absence d’une base contradictoire, ces 79 buts sont néanmoins repris comme référence dans la plupart des travaux consacrés au club et dans les classements publiés en ligne. C’est à ce chiffre que sont comparés, aujourd’hui, les totaux des buteurs récents.
Dans ce tableau, le point de comparaison le plus immédiat est Samuel Michel. Avec 73 buts, inscrits lors de ses passages au Red Star entre la fin des années 1980 et la fin des années 1990, Michel se situe à six unités seulement de Simonyi, dans un football déjà proche du format actuel en nombre de matchs, avec des saisons de 38 journées en deuxième division. Cette marge montre qu’un joueur récent a déjà approché le record sans le dépasser, ce qui renforce la barre symbolique que représente Simonyi. En face, Durand en est encore à 49 buts selon le club, ce qui le place à 30 unités du total de Simonyi et à 24 de celui de Michel, à un moment où son contrat prolongé lui laisse plusieurs saisons pour réduire cet écart. Ce jeu de distances chiffrées structure le débat autour de sa trajectoire actuelle.
Entre Simonyi et Durand, une lignée de buteurs
Entre Simonyi et Durand, le classement des buteurs du Red Star trace une lignée qui traverse plusieurs époques et plusieurs formats de compétition. Bror Mellberg, avec 70 buts, est l’un des attaquants étrangers marquants du club dans les années 1930, à un moment où la présence de joueurs venus de l’extérieur reste encore limitée dans le championnat français. Alfred Aston, crédité de 55 buts, s’illustre à la fois au Red Star et en équipe de France, où il compte plusieurs sélections, ce que le club rappelle dans ses récits sur les grands noms. Roger Quenolle, avec 52 buts, et Steve Marlet, avec 44, représentent des périodes où le club navigue entre première et deuxième division, avec des formats de compétitions proches de ceux d’aujourd’hui, à 20 clubs et 38 journées. Ces noms forment une chaîne que les supporters actuels rapprochent spontanément de la figure de Durand.
Les différences de rythme et de format pèsent sur la lecture des chiffres. Simonyi et Mellberg inscrivent leurs buts dans des championnats plus courts, avec des déplacements moins fréquents et des effectifs plus stables, ce qui rend leur rendement difficile à comparer directement à celui des attaquants contemporains, qui disputent davantage de rencontres sur une saison. Michel inscrit ses 73 buts dans une deuxième division où les saisons comportent déjà 38 journées, ce qui rapproche ses conditions de jeu de celles de Durand et fournit un repère intermédiaire entre l’entre‑deux‑guerres et la Ligue 2 actuelle. Marlet inscrit ses 44 buts dans un Red Star qui connaît des passages en D1, première division, ce qui le place sur un autre plan de comparaison, face à des défenses différentes et à des budgets supérieurs. Les totaux bruts se lisent donc à la lumière du nombre de saisons et de matchs disputés par chacun.
Durand occupe dans cette série une place particulière. Recruté alors qu’il est encore en National 2, il franchit les échelons en restant au Red Star, ce qui le distingue des profils qui font carrière à travers plusieurs clubs sans installer leur total de buts dans un même lieu. Ses 49 réalisations au 200ᵉ match, toutes compétitions confondues, le situent déjà au‑dessus de certains buteurs marquants de l’histoire récente du club, tout en restant nettement derrière Michel et Simonyi. Les calculs des supporters se focalisent sur cette distance, en comparant le rythme actuel de ses buts à celui de ses prédécesseurs et au nombre de saisons qu’il lui reste sous contrat. Cette perspective fait la jonction entre les tableaux d’archives et les soirées de Ligue 2.
Les matchs dans lesquels Durand inscrit ses buts reflètent aussi la place du club dans le football français. Une partie de ses réalisations vient de la saison de champion de National 2023‑2024, où le Red Star domine son championnat, comme le rappellent la FFF et la presse spécialisée, même si les chiffres détaillés de buts par joueur ne sont pas publiés de façon centralisée. Une autre partie se situe dans la saison de montée et de consolidation en Ligue 2, face à des clubs installés dans le paysage professionnel. Les rencontres de Coupe de France ajoutent quelques buts à son total, dans un contexte où le club croise des adversaires de niveaux différents, de la Ligue 1 aux divisions amateurs, sans que le détail précis de ses réalisations en coupe soit rassemblé dans une seule base publique. Les buteurs historiques ont, eux, inscrit une proportion importante de leurs buts dans des coupes alors centrales, comme celle de 1942, ce qui donne un relief particulier aux comparaisons. La trajectoire de Durand se lit ainsi sur plusieurs échelons de compétition.
Comment le club fabrique ses buteurs aujourd’hui
La trajectoire de Durand illustre la façon dont le Red Star travaille son secteur offensif depuis plusieurs saisons. Le club le recrute alors que son nom n’apparaît pas dans les listes de buteurs des grands championnats, mais dans les colonnes du National 2, où ses performances sont suivies par des observateurs locaux et par des recruteurs qui arpentent les divisions inférieures. Le communiqué de prolongation rappelle qu’il a signé son premier contrat professionnel au Red Star, ce qui en fait un joueur qui découvre pleinement le monde professionnel à Bauer, sans passer par un centre de formation de Ligue 1. Ce type de parcours, décrit par le club comme une réussite de son réseau de recrutement, se retrouve dans d’autres arrivées ciblées sur des divisions inférieures, avant une montée vers le National puis la Ligue 2, même si les noms et les totaux de buts de ces joueurs ne sont pas toujours mis en avant. La présence de Durand dans cette filière en fait un cas particulièrement avancé.
Le style de jeu mis en place ces dernières saisons influe sur ses chiffres. Les comptes rendus sur la rencontre contre Bastia montrent un Red Star qui cherche régulièrement son attaquant de pointe sur centres et ballons en profondeur, dans un système où les ailiers et les latéraux multiplient les centres et les débordements. Les statistiques de Ligue 2 pour la saison 2025‑2026 situent le club parmi les meilleures défenses du championnat en nombre de buts encaissés, avec un total inférieur à 40 buts concédés, ce qui contraste avec une production offensive située dans la moyenne. Dans ce cadre, la capacité de Durand à maintenir un ratio de buts supérieur à celui des autres attaquants de l’effectif conditionne son ascension dans le classement historique interne. Les choix tactiques des entraîneurs successifs, du National à la Ligue 2, déterminent donc une part importante de sa courbe de progression.
La prolongation jusqu’en 2029 montre une volonté de continuité. Le club insiste, dans son communiqué, sur le fait que Durand « poursuit l’aventure » avec l’Étoile Rouge, en rappelant qu’il a contribué au titre de champion de National 2023‑2024 et au retour en Ligue 2. À la différence de certains buteurs passés par Bauer qui ont ensuite poursuivi leur carrière ailleurs en France ou à l’étranger, cette extension de contrat crée une fenêtre où un même joueur peut accumuler des buts sur une longue période dans le même club. Les bases de données ne signalent pas, parmi les joueurs actuels du Red Star, d’autre attaquant avec un total comparable et un horizon contractuel aussi long, ce qui rend sa situation singulière dans l’effectif. Ce cadre joue directement sur la probabilité de voir son nom s’approcher du sommet du tableau des buteurs.
Ces projections restent encadrées par des incertitudes. Le marché des transferts de Ligue 2 montre que les attaquants performants sont régulièrement sollicités par des clubs mieux dotés, ce que les médias spécialisés évoquent déjà à propos de Durand en le présentant comme l’un des joueurs les plus efficaces de la division. Les résultats sportifs peuvent aussi influer : une montée vers l’élite, un changement de projet ou une offre importante d’un autre club peuvent reconfigurer sa trajectoire. Les statistiques des buteurs montrent par ailleurs que le rendement d’un joueur peut varier fortement d’une saison à l’autre selon la forme physique, les blessures et la concurrence interne. La possibilité de voir Durand s’approcher des totaux de Michel et Simonyi dépend donc autant des chiffres que de ces paramètres mouvants.
Jusqu’où peut aller le numéro 7 ?
Au 10 juillet 2026, les données accessibles situent Durand à 49 buts en 200 matchs sous le maillot du Red Star toutes compétitions confondues, total indiqué par le communiqué de prolongation publié en avril. Ce total le place à 30 unités du record de Simonyi (79) et à 24 unités de celui de Michel (73), les deux références les plus élevées dans le classement historique, tels qu’ils sont encore publiés par les bases de données consultées. Son ratio, d’environ un but tous les quatre matchs, est inférieur à celui des meilleurs buteurs de Ligue 2 sur la saison, qui tournent plutôt autour d’un but tous les deux matchs, mais il reste stable sur plusieurs années, ce qui lui permet de progresser régulièrement dans le tableau audonien. En gardant ce rendement, deux ou trois saisons pleines suffiraient pour se rapprocher de Michel, sans certitude sur la possibilité d’atteindre Simonyi avant la fin de son contrat actuel. La course aux chiffres reste ouverte.
Les statistiques de Ligue 2 montrent que les buteurs qui restent plusieurs saisons au même niveau peuvent voir leur compteur évoluer par à‑coups. Une saison à 13 buts comme celle de Durand, suivie d’une année plus creuse, modifie l’écart avec les totaux historiques, comme l’ont montré d’autres trajectoires d’attaquants restés longtemps dans la division. Les articles de Foot Mercato et de la presse locale évoquent déjà l’intérêt que peut susciter un joueur qui figure parmi les buteurs marquants de la division et qui vient d’obtenir plusieurs trophées, ce qui augmente la probabilité d’offres extérieures. Le Red Star ne communique pas, à ce stade, sur des propositions concrètes, mais l’histoire récente des clubs de ce niveau montre que ce type de profil finit souvent par évoluer ailleurs, ce qui interrompt la progression dans les tableaux internes. Ces éléments s’ajoutent aux chiffres pour dessiner les contours de la course aux records.
Sur le terrain, Durand reste sobre lorsqu’on l’interroge sur ses buts. « C’est la plus belle journée de ma carrière car c’est mon premier triplé en Ligue 2 », a déclaré l’attaquant à Maxifoot après la victoire face à Bastia, avant d’ajouter qu’il était « très heureux de pouvoir continuer ici » en référence à sa prolongation. Il ne parle pas du record de Simonyi ni du total de Michel, laissant ces comparaisons dans les colonnes des journaux et dans les conversations du virage de Bauer. Les discussions des supporters, en revanche, prennent appui sur ces chiffres pour se demander combien de saisons supplémentaires il faudrait pour voir un nouveau nom au sommet du tableau, en fonction du rythme actuel et des matchs restants. La réponse se joue match après match.
Dans le virage de Bauer, un drapeau vert frappé de l’étoile rouge flotte pendant que le numéro 7 s’échauffe avant le coup d’envoi. Les banderoles rappellent la Coupe de France 1942, le titre de National 2023‑2024 et la montée en Ligue 2, en associant des dates et des noms, parmi lesquels ceux de Simonyi, Michel et désormais Durand. Chaque tir cadré, chaque coup franc frappé par le même joueur ajoute une unité potentielle à un total suivi par les sites de statistiques et par les habitués du stade, qui comparent spontanément ces chiffres à ceux des anciens. Le tableau des buteurs n’est pas affiché sur le panneau d’affichage, mais les conversations du soir s’y réfèrent désormais autant que la feuille de match. Le prochain triplé, s’il arrive, comptera d’abord pour trois lignes, puis pour une histoire à raconter.