Retraité des terrains depuis 2006, Bixente Lizarazu a bâti une deuxième carrière durable dans les médias, entre TF1, radio, documentaires et retour au Pays basque.
Depuis 2009, Bixente Lizarazu travaille pour le groupe TF1 comme consultant football après un premier passage à Canal+ entre 2006 et 2009. Il est devenu l’un des visages réguliers des grandes soirées football de la chaîne, en particulier autour de l’équipe de France.
À l’antenne, il commente les matches des Bleus et les grandes compétitions internationales. Son nom reste associé aux rendez-vous majeurs du football de sélections, sur une chaîne généraliste qui conserve une forte exposition lors des grands tournois.
Son activité ne se limite pas à la télévision. Il collabore aussi avec la presse sportive et poursuit une présence régulière sur d’autres supports audiovisuels.
Une reconversion préparée tôt
La reconversion de Bixente Lizarazu n’a pas commencé après sa retraite, mais avant sa sortie du terrain. Alors qu’il évolue encore au Bayern Munich, des chaînes françaises envisagent déjà avec lui un passage vers les médias.
À l’arrêt de sa carrière de joueur, en 2006, il bascule immédiatement vers un contrat de consultant, d’abord sur Canal+, puis sur TF1 à partir de 2009. Cette continuité explique la stabilité de son parcours médiatique depuis près de vingt ans.
Dans plusieurs entretiens, il a expliqué avoir considéré la télévision comme un métier à part entière, avec ses codes, ses rythmes et ses exigences propres. Il a aussi insisté très tôt sur la nécessité d’apprendre progressivement le direct, l’analyse et la prise de parole face caméra.
Il a également écarté la piste d’une carrière d’entraîneur, préférant un rythme de vie plus maîtrisé que celui des bancs de touche. Dans ses prises de parole sur l’après-carrière, il explique depuis des années que certains anciens joueurs vivent difficilement la fin du football professionnel, tandis que lui a trouvé dans les médias une activité durable.
De RTL à Radio France
La radio a constitué l’autre versant durable de cette deuxième carrière. À partir de 2009, il anime sur RTL « Club Liza », une émission consacrée au football, qu’il porte pendant de nombreuses saisons.
Les éléments publics disponibles confirment ensuite sa présence dans l’univers de Radio France, en particulier sur France Info et France Bleu. Cette continuité radiophonique prolonge son activité télévisuelle plutôt qu’elle ne la remplace.
Cette trajectoire radio montre un élargissement progressif de son champ d’intervention. Au-delà du commentaire de match et du débrief sportif, il participe à des formats plus ouverts sur le voyage, l’effort physique et les parcours de vie.
L’ancrage basque
Né à Saint-Jean-de-Luz le 9 décembre 1969, Bixente Lizarazu a toujours maintenu un lien fort avec le Pays basque, région à laquelle il rattache son identité personnelle et sportive. Cet ancrage apparaît dès 1996 lorsqu’il rejoint l’Athletic Bilbao.
Après ses années à Bordeaux, Bilbao, Munich et Marseille, il revient vivre sur la côte basque, entre Hendaye et Saint-Jean-de-Luz selon les portraits de presse et les notices biographiques publiques. Dans ses entretiens, il associe ce retour à une recherche de stabilité après une longue carrière rythmée par les déplacements et les compétitions.
Le surf, la mer et les sports de glisse occupent une place régulière dans sa vie publique depuis la fin de sa carrière de joueur. Cette pratique nourrit aussi ses projets médiatiques les plus personnels, tournés vers l’aventure et les sportifs d’autres disciplines.
Une exposition publique maîtrisée
Dans l’espace médiatique, Bixente Lizarazu intervient d’abord sur le football et ses prolongements immédiats. Les sujets sur lesquels il prend position concernent surtout le jeu, l’environnement des clubs, les compétitions internationales ou l’économie des droits audiovisuels.
Les éléments publics disponibles ne le montrent pas engagé dans une activité politique partisane ni dans une carrière institutionnelle hors du sport. Il apparaît donc avant tout comme une personnalité médiatique du football, et non comme un acteur politique ou un entrepreneur identifié par un grand public.
Sa vie privée, de son côté, reste peu détaillée dans les médias d’information généraliste. Les éléments les plus constants portent sur son retour au Pays basque, son équilibre familial revendiqué et sa volonté de tenir à distance une surexposition personnelle en dehors de ses activités professionnelles.
Des projets au-delà du match
Bixente Lizarazu a aussi développé des formats qui l’éloignent du commentaire pur des rencontres. Sa biographie publique mentionne la série documentaire « Frères de sport », dans laquelle il part à la rencontre de sportifs issus d’autres univers que le football.
Ces programmes prolongent une ligne déjà visible à la radio : raconter des trajectoires, des environnements et des pratiques sportives différentes. Ils permettent aussi de comprendre pourquoi sa reconversion ne se réduit pas aux soirées d’équipe de France sur TF1.
Il a également publié une autobiographie, « Bixente », chez Grasset, et apparaît dans le film « Le Capital » de Costa-Gavras, sorti en 2012. Ces incursions restent secondaires par rapport à son activité audiovisuelle principale, mais elles confirment un intérêt ancien pour d’autres formats de récit.
Bordeaux, Bilbao, Munich, Marseille
La carrière de joueur de Bixente Lizarazu débute aux Girondins de Bordeaux, où il fait ses débuts professionnels en 1988 après sa formation au club. Il y reste jusqu’en 1996, avec un passage par la Division 2 après la relégation administrative, un titre de champion de D2 en 1992 et une finale de Coupe UEFA en 1996 avec Zinédine Zidane et Christophe Dugarry.
À l’été 1996, il rejoint l’Athletic Bilbao, devenant un cas particulier dans l’histoire récente du club en raison de ses origines basques françaises. Cette parenthèse espagnole ne dure qu’une saison, marquée par une pubalgie et des tensions avec l’entraîneur Luis Fernandez.
C’est au Bayern Munich, à partir de 1997, qu’il construit la part la plus lourde de son palmarès. Avec le club allemand, il remporte six titres de champion d’Allemagne, cinq Coupes d’Allemagne, plusieurs Coupes de la Ligue, la Ligue des champions en 2001 et la Coupe intercontinentale la même année.
Il effectue ensuite un retour en France à l’Olympique de Marseille lors de la saison 2004-2005, expérience écourtée avant un dernier passage au Bayern en 2005-2006. Sa retraite sportive intervient en 2006, au terme de cette ultime saison bavaroise.
Le temps fort en bleu
En équipe de France, Bixente Lizarazu compte 97 sélections et 2 buts entre 1992 et 2004. Il s’installe durablement comme titulaire au poste d’arrière gauche à partir de l’Euro 1996.
Le pic de sa carrière internationale se situe entre 1998 et 2003. Il remporte la Coupe du monde 1998 avec les Bleus, marque contre l’Arabie saoudite lors du premier tour, puis ajoute l’Euro 2000 et les Coupes des confédérations 2001 et 2003 à son palmarès.
Son nom reste associé à une ligne défensive composée de Lilian Thuram, Laurent Blanc et Marcel Desailly pendant la période la plus faste de l’équipe de France de la fin des années 1990. Il quitte la sélection après l’Euro 2004, dernière compétition internationale de sa carrière.
Un profil rare chez les latéraux
Formé plus haut sur le terrain avant de reculer, Bixente Lizarazu a construit sa réputation sur un registre de latéral gauche offensif, porté sur les courses, les centres et la répétition des efforts. Malgré un gabarit relativement modeste pour un défenseur, il a conservé tout au long de sa carrière une forte activité dans les duels et une capacité à tenir son couloir sur la durée.
Ses années au Bayern Munich et en équipe de France lui ont donné une expérience directe des grands rendez-vous européens et internationaux. Cette trajectoire explique la place qu’il occupe encore aujourd’hui dans les dispositifs éditoriaux des grands tournois.
Ce que dit son après-carrière
Le parcours de Bixente Lizarazu est souvent cité lorsqu’il est question de l’après-carrière des footballeurs professionnels. Son itinéraire repose sur trois faits : une sortie du terrain immédiatement suivie d’un emploi dans les médias en 2006, une installation durable sur TF1 depuis 2009, et une diversification progressive vers la radio, la presse et le documentaire.
À cela s’ajoute un choix personnel, répété dans plusieurs entretiens : ne pas devenir entraîneur et organiser sa vie autour d’un ancrage basque plus stable que celui du football de club. Ce parti pris donne de la cohérence à l’ensemble de sa reconversion.
Aujourd’hui, Bixente Lizarazu apparaît moins comme un ancien joueur retiré que comme un professionnel confirmé des médias sportifs, dont la carrière ouverte en 2006 se prolonge près de vingt ans plus tard. Son nom renvoie encore à France 98 et au Bayern, mais son activité quotidienne se joue désormais entre micro, plateau, presse et reportages.