À 64 ans, Manuel Amoros accompagne des seniors, anime du football en marchant et cultive sa passion du trot loin des projecteurs du football professionnel.
Au printemps 2023, Manuel Amoros intervient à Salon‑de‑Provence auprès de seniors venus découvrir le monde des courses hippiques. L’ancien joueur y accompagne des adhérents d’ES13, une structure tournée vers les plus de 55 ans, et participe à des activités pensées pour ce public.
Parmi elles figure le football en marchant, une pratique dérivée du football classique dans laquelle la course est interdite et les contacts sont limités. Amoros y tient un rôle d’encadrement et d’animation, dans un cadre local très éloigné du football professionnel qu’il a connu pendant plus d’une décennie.
Cette activité est solidement attestée pour 2023. En revanche, les informations publiques disponibles ne permettent pas de documenter avec précision la fréquence exacte de ces interventions en 2024, 2025 et 2026.
Le trot amateur
En mai 2023, Manuel Amoros explique avoir interrompu la conduite en course pendant deux ans et envisager une reprise en amateur l’année suivante. Il précise alors disposer d’appuis dans le milieu du trot, avec des entraîneurs susceptibles de lui prêter des chevaux, et s’entraîner dans le secteur de Cavaillon.
Il revendique une trentaine de courses disputées en amateur, avec plusieurs places mais sans victoire. Il présente cette pratique comme un plaisir sportif plus que comme une seconde carrière à plein temps, déclarant : « Je vais reprendre une licence pour driver en amateur ».
Ce point doit toutefois être formulé avec prudence : la reprise de licence relève, à ce stade, d’un projet exprimé en 2023. Les informations ouvertes récentes ne permettent pas d’affirmer de manière certaine qu’il a effectivement repris la compétition depuis.
Apparitions publiques
Le 17 juin 2018, Manuel Amoros est présent à Valence pour une retransmission publique d’un match de l’équipe de France pendant la Coupe du monde en Russie. Il intervient alors comme ambassadeur du PMU et échange avec le public dans le cadre d’une opération événementielle, en déclarant : « Je suis ambassadeur du PMU ».
Ce type de participation éclaire la nature de sa présence publique depuis la fin de sa carrière : des apparitions ponctuelles, liées à de grands rendez‑vous du football ou à des opérations de mémoire. Il ne s’est pas installé, à ce jour, dans une fonction régulière de consultant de premier plan sur les grandes chaînes sportives nationales.
Des formats spécialisés consacrés aux anciens internationaux, diffusés en 2025, confirment qu’il reste sollicité pour revenir sur son parcours, sur les Bleus des années 1980, sur Monaco et sur Marseille. Sa parole publique se concentre donc moins sur l’analyse du football d’aujourd’hui que sur la mise en récit de son expérience.
Monaco, Marseille, les Bleus
Né le 1er février 1962 à Nîmes, Manuel Amoros commence sa carrière professionnelle à l’AS Monaco au début des années 1980. Il y dispute 348 matches et inscrit 42 buts entre 1980 et 1989, un total élevé pour un défenseur latéral.
Avec Monaco, il remporte le championnat de France en 1982 et en 1988, ainsi que la Coupe de France en 1985. Son profil de latéral offensif, capable d’évoluer à droite comme à gauche, en fait alors l’un des défenseurs français les plus marquants de sa génération.
En 1989, il rejoint l’Olympique de Marseille, où il ajoute trois titres de champion de France, en 1990, 1991 et 1992. Il appartient aussi à l’effectif marseillais vainqueur de la Ligue des champions en 1993, premier club français sacré dans l’épreuve.
Sa carrière se poursuit ensuite à l’Olympique lyonnais, avant un retour à Marseille en Division 2 au milieu des années 1990. En sélection, il compte 82 capes avec l’équipe de France entre 1982 et 1992.
Il participe à la demi‑finale de la Coupe du monde 1982 face à la République fédérale d’Allemagne, remporte l’Euro 1984 à domicile puis prend part à la Coupe du monde 1986, achevée à la troisième place. En 1986, il termine aussi quatrième du Ballon d’Or.
Après le terrain
Après sa retraite de joueur, Manuel Amoros s’oriente vers le métier d’entraîneur à partir de 2000. Son parcours passe par Saint‑Rémy‑de‑Provence, le CS Sfaxien, le Koweït, les Comores puis le Bénin, où il est nommé sélectionneur en 2012.
Cette trajectoire ne débouche pas sur une installation durable au premier plan du football professionnel. Depuis cette période, aucune prise de fonction longue et très exposée dans un grand club ou une grande sélection n’apparaît dans les informations publiques récentes.
Les éléments les plus tangibles sur sa vie actuelle renvoient plutôt à des activités locales, associatives ou événementielles. Son nom demeure attaché à son passé de grand joueur davantage qu’à une seconde carrière de technicien de haut niveau.
Vie publique
Les informations récentes situent Manuel Amoros dans le sud de la France, entre la Provence et le Vaucluse, dans la continuité géographique de sa trajectoire entre Nîmes, Monaco et Marseille. Un entretien publié en janvier 2025 le présente comme vivant près d’Avignon et évoque aussi des loisirs personnels comme la chasse et la pêche.
Sa vie privée reste toutefois peu documentée publiquement. Aucune information récente ne fait état d’un mandat politique, d’un engagement partisan public ou d’une activité entrepreneuriale majeure particulièrement visible sous son nom.
Ce qui ressort de manière nette tient à trois axes : les activités auprès des seniors, le lien ancien avec les courses hippiques et les apparitions liées à la mémoire du football français. En 2026, c’est dans cet espace de proximité, bien plus que sur un banc de touche ou sur un plateau de télévision, que sa présence publique est la mieux établie.