Sans entraîner depuis 2021, Zinédine Zidane perçoit entre 7 et 12 millions d’euros par an grâce à un empire financier diversifié.
Une machine à cash bien rodée depuis les terrains
Zinédine Zidane n’a pas signé de contrat d’entraîneur depuis son départ du Real Madrid en mai 2021. Pourtant, ses revenus n’ont jamais cessé de croître. Sponsors internationaux, investissements immobiliers, franchise sportive, participations au capital de clubs : le natif de Marseille a bâti, bien loin des projecteurs, un portefeuille d’actifs qui lui rapporte plusieurs millions d’euros chaque année, sans avoir à siffler un seul coup de sifflet.
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Des fondations coulées pendant la carrière de joueur
Tout commence évidemment sur les pelouses. En 2001, le Real Madrid déboursait 77,5 millions d’euros pour s’attacher ses services, un record mondial à l’époque. Son salaire au Bernabéu atteignait alors 6,4 millions d’euros annuels, auxquels venaient s’ajouter des contrats publicitaires avec Adidas, Dior, Audi ou encore Volvic. Au sommet de sa carrière de joueur, en 2004, Forbes estimait ses revenus combinés à près de 15,8 millions de dollars sur l’année, faisant de lui l’un des sportifs les plus bankables de la planète.
Sa reconversion en entraîneur du Real Madrid, à partir de janvier 2016, lui a permis de franchir un nouveau palier. Nommé avec un salaire initial de 2,7 millions d’euros par saison, il l’a vu doubler dès l’été 2016, après le premier sacre en Ligue des Champions. À son départ en 2018, il percevait 7,5 millions d’euros nets annuels. Lors de son retour en mars 2019, son contrat prévoyait 12 millions d’euros nets par saison jusqu’en 2022. En cumulant ces rémunérations avec ses partenariats publicitaires, ses revenus globaux approchaient les 20 millions d’euros par an à leur pic.
Adidas et Alpine, les deux piliers du présent
Aujourd’hui, ses revenus reposent principalement sur deux contrats d’envergure mondiale.
Le premier est le plus ancien : son partenariat avec Adidas, qualifié de « contrat à vie », remonte à 1998, à la veille de la Coupe du Monde remportée par la France. La marque aux trois bandes lui verse environ 3 millions d’euros par an, le plaçant parmi une poignée de sportifs ayant bénéficié d’un tel engagement à vie.
Le second est plus récent : en février 2023, Zidane est devenu l’ambassadeur de l’écurie de Formule 1 Alpine, lors de la présentation de la monoplace A523 à Londres. Le contrat, d’une durée de quatre ans, est évalué à 14 millions d’euros au total, soit 3,5 millions par an. Il comporte également des clauses de résultats et des bonus liés au programme d’inclusion Rac(H)er, destiné à favoriser la présence des femmes dans le sport automobile. Alpine a démenti les montants, mais plusieurs médias spécialisés convergent sur ces chiffres.
À ces deux piliers s’ajoutent d’autres partenariats actifs : Danone, avec lequel il collabore depuis plus de dix ans, Bwin, Montblanc et ponctuellement Orange. Sur Instagram, chaque publication sponsorisée lui rapporterait environ 200 000 euros, ce qui le classe comme l’entraîneur le plus bankable du monde sur les réseaux sociaux. Au total, ses seuls contrats d’image génèrent entre 6 et 10 millions d’euros par an.
L’EHPAD du Var, placement discret et rentable
Moins connu du grand public, son investissement dans l’immobilier médicalisé est pourtant l’un des plus profitables. En 2004, Zidane a investi 8 millions d’euros dans l’EHPAD Korian Cap Sicié, situé à La Seyne-sur-Mer, dans le Var. L’établissement, qui compte 76 chambres, est géré par le groupe Korian et figure dans le répertoire officiel du gouvernement français. Ce placement lui rapporterait environ 500 000 euros de revenus locatifs annuels, soit un rendement stable sur le long terme, typique d’un actif médicalisé sécurisé.
La franchise Z5, le pari familial sur le padel
Lancée avec sa famille, la franchise de complexes sportifs Z5 constitue le volet le plus entrepreneurial de son empire. L’enseigne compte déjà des centres à Aix-en-Provence, Istres et Turin. Un quatrième complexe est actuellement en préparation à Toulouges, dans les Pyrénées-Orientales, avec un investissement de 5 millions d’euros. Le projet prévoit 13 terrains de padel, dont 8 couverts, 2 terrains de five, un espace de beach-volley, un restaurant et une boutique Adidas. Le lancement des travaux est attendu au premier semestre 2026, sous la direction de la soeur et du beau-frère de Zidane.
Le choix du padel n’est pas anodin : Zidane lui-même s’est déclaré « complètement fan » de la discipline, dont l’essor en France est fulgurant. Il détient par ailleurs des participations symboliques dans deux clubs de football : le Rodez Aveyron Football, en Ligue 2, où il est actionnaire depuis 2012 pour des raisons familiales, et l’Union Foot de Touraine (National 3), au capital duquel il est entré en décembre 2025.
100 millions refusés : Zidane voulait les Bleus
En mai 2025, Al-Hilal, cherchant un successeur à Jorge Jesus, a soumis à Zidane une proposition historique : plus de 100 millions d’euros pour une saison d’entraîneur, avant le Mondial des Clubs organisé aux États-Unis. Zidane a décliné après 24 heures de réflexion, en remerciant Al-Hilal et en évoquant « d’autres projets en tête ». Lors d’un événement Adidas peu après, il a été plus explicite : « Je me sens légitime en équipe de France. Bien sûr, c’est un rêve, j’ai hâte. »
Sélectionneur des Bleus : l’accord verbal qui change tout
Depuis que Didier Deschamps a annoncé son départ à l’issue de la Coupe du Monde 2026, Zidane s’est imposé comme l’unique candidat crédible aux yeux de la FFF. Le 21 mars 2026, Le Parisien révélait qu’un accord verbal avait d’ores et déjà été trouvé entre la fédération et l’ancien numéro 10. Fabrizio Romano l’avait anticipé dès février, en précisant que « rien n’est signé et que tant que rien n’est signé, tout est possible ».
La question financière reste la plus sensible. Deschamps perçoit 3,8 millions d’euros bruts par an. Certaines sources avancent un chiffre de 15 millions d’euros annuels pour Zidane, au regard de l’impact commercial attendu. La FFF, qui a enregistré 8,7 millions d’euros de pertes récemment, ne peut pas aligner une telle somme seule : elle aurait déjà sollicité ses partenaires commerciaux pour augmenter leurs contributions et financer un contrat à la hauteur du successeur naturel de Deschamps.
Une fortune entre 120 et 200 millions d’euros
Au total, les estimations les plus récentes situent la fortune de Zinédine Zidane entre 120 et 200 millions d’euros. L’écart entre les sources s’explique par la difficulté à valoriser des actifs non cotés comme l’immobilier, les droits d’image ou les participations privées. Ses revenus annuels actuels, sans emploi de coach, sont estimés entre 7 et 12 millions d’euros, un niveau que peu d’entraîneurs en activité atteignent. La prochaine signature sur le banc des Bleus devrait ouvrir un nouveau chapitre, sportif autant que financier.