Football : les 10 plus grands stades du monde

10/02/2026

Le classement 2025-2026 reste dominé par un mastodonte hors normes : le stade Rungrado 1er-Mai, à Pyongyang. 114 000 à 115 000 places, selon les sources. Une toiture en pétales de magnolia, des tribunes conçues pour les parades militaires autant que pour les matches. L’enceinte nord-coréenne n’est pas un stade, c’est un manifeste architectural.

À Barcelone, on joue une autre partition. Le Camp Nou, toujours en travaux, s’apprête à dépasser de nouveau la barre symbolique des 100 000 spectateurs. Le projet « Espai Barça » ne vise pas la grandeur brute, mais l’efficacité énergétique, la diversification des revenus, la circulation fluide entre les espaces. Le stade catalan devient un centre d’affaires, un hub commercial, un générateur de cash connecté aux valeurs écologiques du moment.

🏟️ Les 10 Plus Grands Stades du Monde

Classement par capacité d’accueil

1

Rungrado 1er-Mai

Pyongyang, Corée du Nord
Capacité 114 000 places
Club principal Équipe nationale / Grands événements d’État
2

Camp Nou (Spotify Camp Nou)

Barcelone, Espagne
Capacité ~100 000 places
Club principal FC Barcelone
3

FNB Stadium (Soccer City)

Johannesburg, Afrique du Sud
Capacité ≈94 700 places
Club principal Équipe nationale / Kaizer Chiefs
4

Stade national de Pékin (« Nid d’oiseau »)

Pékin, Chine
Capacité ≈91 000 places
Usage Événements, compétitions majeures
5

Wembley Stadium

Londres, Angleterre
Capacité 90 000 places
Club principal Sélection d’Angleterre / Finales nationales
6

Stade Azadi

Téhéran, Iran
Capacité ≈80 000 places
Club principal Équipes iraniennes / Persepolis
7

Lusail Stadium

Lusail, Qatar
Capacité ≈88 966 places
Usage Grands matchs (finale Coupe du Monde, événements internationaux)
8

Estadio Azteca

Mexico, Mexique
Capacité ≈87 000 places
Club principal Club América, Cruz Azul / Équipe du Mexique
9

Bukit Jalil National Stadium

Kuala Lumpur, Malaisie
Capacité ≈87 400 places
Club principal Équipe de Malaisie
10

Borg El-Arab Stadium

Borg El-Arab, Égypte
Capacité ≈86 000 places
Club principal Équipe d’Égypte

Et puis il y a l’Afrique. Le futur stade Hassan-II, prévu au Maroc pour 2028, vise les sommets avec une capacité annoncée de 115 000 places. C’est une pièce du puzzle de la Coupe du monde 2030, partagée avec l’Espagne et le Portugal. L’infrastructure, avant même sa première pierre, est un outil géopolitique.

Des enceintes conçues pour durer… ou pas

Dans le reste du peloton, on retrouve le FNB Stadium de Johannesburg (94 700 sièges), le stade national de Pékin, Wembley, l’Azadi de Téhéran, Lusail, l’Estadio Azteca à Mexico, Bukit Jalil à Kuala Lumpur et Borg El-Arab en Égypte. Tous dépassent les 86 000 places. Tous n’ont pas la même histoire.

Le FNB Stadium a accueilli le coup d’envoi de la Coupe du monde 2010, mais aussi les adieux à Mandela. Wembley aligne les gros événements comme les perles, entre finales, concerts et matches qualificatifs. L’Azteca reste rivé à la mémoire mexicaine, éternel théâtre du football national.

Le stade Azadi, lui, dit autre chose. Des tribunes partiellement inaccessibles pour les femmes, des tensions régulières. On est loin des loges vitrées et de la climatisation ciblée du stade de Lusail, joyau technologique du Qatar, monté pour le Mondial 2022 et branché au métro comme un centre commercial.

Utilisation maximale ou le temps d’un événement

La question revient partout : que faire de ces géants hors des jours de match ? À Pékin, le stade des JO 2008 reste sous-utilisé. Trop grand, trop cher, trop compliqué. Ailleurs, on tente la programmation continue, l’événementiel, la transformation du stade en quartier.

Barcelone pousse la logique jusqu’au bout : toit solaire, boutiques, restaurants, loges, expériences immersives. Le football n’est plus qu’un des usages parmi d’autres. Le stade n’est plus un monument, mais une matrice économique.

Il ne suffit plus d’impressionner. Il faut rentabiliser. Le gigantisme marocain est l’exception ; ailleurs, on cherche l’optimisation. Moins de sièges, plus de confort. Moins d’acier, plus de verre. Moins de béton, plus de réseaux. Le stade s’ajuste à la ville, au climat, aux attentes des partenaires privés. Le spectacle continue, mais les logiques ont changé.

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Théo Larnaudie est un journaliste spécialisé dans le football. Après avoir travaillé au sein de plusieurs médias européens, il a rejoint Sport Live en tant que chef de la rubrique football.

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