Marseille, loin du niveau européen

29/01/2026

On peut rêver très fort. Mais cela ne suffit pas. L’Olympique de Marseille s’est réveillé brutalement, rappelé à sa réalité continentale par une élimination cruelle, certes, mais logique. À Bruges, un 0-3 sans appel, tandis qu’à l’autre bout du continent, un but de gardien pour Benfica contre le Real Madrid achevait de sceller le sort des Marseillais. Un but de trop, ou plutôt un de moins. Et l’OM sort du top 24 européen. Encore.

Le scénario est dur. Il mêle désillusion sportive, erreurs de parcours et ironie du sort. Car il n’aura manqué qu’un but pour prolonger l’aventure. Mais c’est ce but qui dit tout : l’OM n’a pas su le mettre, et en a trop encaissé.

L’effondrement

Le début de campagne avait pourtant fait naître quelques illusions. Une défaite encourageante à Madrid (1-2), un carton contre l’Ajax (4-0), la montée en puissance de la recrue phare Igor Paixao… Le rêve d’un printemps européen s’invitait dans les têtes. Mais voilà : l’OM version De Zerbi est fidèle à ce qu’il montre depuis des mois – une équipe irrégulière, fragile, brouillonne dès que les choses deviennent sérieuses.

La suite est connue. Une défaite à Lisbonne (1-2) qui sonne comme un premier signal d’alarme. Et puis cette soirée à Bruges, maîtrisée pendant 45 minutes… avant l’expulsion d’Emerson. Une faute évitable, un tournant évident. Derrière, c’est l’effondrement. Pas seulement celui d’un match, mais d’un projet européen.

Car l’OM ne perd pas seulement sur des détails. Il chute, aussi, sur des constantes. Des fins de matches mal gérées, des buts encaissés dans les moments clés, comme face à l’Atalanta (0-1). Et cette incapacité chronique à tenir la pression, à faire le pas de plus.

Certes, des sursauts existent. La victoire contre Newcastle (2-1) a redonné de l’espoir, brisant une série noire contre les équipes du Top 4 européen. Mais cet OM-là n’apprend pas. Le 3-2 laborieux contre l’Union Saint-Gilloise aurait dû alerter. Il a endormi. Puis Liverpool est venu punir (0-3). Et Bruges a terminé le travail.

Six buts encaissés en deux matchs décisifs. Et une qualification envolée pour un but. La Ligue des champions ne pardonne pas les approximations. L’OM, lui, continue de les accumuler. Et reste loin – bien loin – du niveau européen.

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Théo Larnaudie est un journaliste spécialisé dans le football. Après avoir travaillé au sein de plusieurs médias européens, il a rejoint Sport Live en tant que chef de la rubrique football.