Face à une mortalité cycliste qui ne faiblit pas en France — 226 morts selon l’ONISR — la start-up avignonnaise Virgo lance Virgomove, un casque intégral pensé pour le vélo, la trottinette et leurs usages urbains. Objectif : renforcer la protection du visage sans alourdir le quotidien.
Un casque intégral, mais allégé
Virgomove reprend le principe du casque moto, en version plus légère (700 g), avec une mentonnière fixe pour couvrir dents, bouche et menton — zones souvent négligées par les casques vélo classiques. Le design mise sur un encombrement réduit, des mousses minimales, des ouvertures au niveau des oreilles et une visière optionnelle.
Le projet naît après la chute d’un proche de Jean-Baptiste Petricoul, designer passé par Décathlon, Michelin et Google. L’idée : créer une alternative aux casques intégraux de VTT, souvent trop massifs ou trop « sport ».
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Virgo a levé 268.837 euros via une campagne de financement participatif. Un succès qui révèle un intérêt pour un casque intégral adapté aux trajets quotidiens.
Modularité et limites
Visières interchangeables, feu arrière magnétique avec accéléromètre, version Mips anti-choc oblique : Virgomove soigne ses options. Mais l’intégral reste contraignant : look encombrant, rangement difficile, usage parfois incompatible avec une queue-de-cheval. Et mal ajusté, il peut bouger en cas de chute.
Pas de miracle, mais un pas de plus
Le casque intégral séduit une frange croissante de cyclistes soucieux de protéger le bas du visage. Mais il ne règle pas tout : l’équipement ne remplace pas les infrastructures, et face à une voiture ou un camion, il reste peu de protection réellement efficace.