Boycott en vue ? La Coupe du Monde prise en otage par Trump

22/01/2026

Coup de tonnerre en vue : des nations majeures du football européen envisagent de boycotter la Coupe du monde 2026.

Un parfum de géopolitique plane sur le Mondial 2026. À cinq mois du coup d’envoi, la compétition prévue en Amérique du Nord se retrouve prise dans un engrenage politique inattendu. En Allemagne, un élu CDU, Jürgen Hardt, met publiquement sur la table l’option d’un boycott. Dans une interview au Bild, il évoque une possible “annulation” de la participation allemande, en guise de pression sur Donald Trump, revenu à la Maison-Blanche, et déterminé à relancer l’idée d’une annexion du Groenland.

Ce n’est pas un ballon d’essai anodin. L’Allemagne, forte de ses quatre titres mondiaux, serait un poids lourd à manquer dans le tournoi. Une absence qui pèserait autant sportivement qu’économiquement pour la FIFA et les organisateurs — États-Unis, Mexique, Canada. Le signal est donc clair, même s’il reste au conditionnel.

Une liste de pays cités, entre menace et mise en scène

Dans le sillage, d’autres pays européens sont cités. Cette fois, l’initiative vient de Piers Morgan. Proche de Trump, le journaliste britannique publie une liste de nations qui, selon lui, pourraient “suspendre” leur participation en attendant l’issue des négociations tarifaires : Angleterre, France, Espagne, Allemagne, Portugal, Pays-Bas, Norvège, Italie. Une provocation ? Peut-être. Mais elle donne corps à un scénario jusque-là cantonné aux hypothèses.

Le Groenland, nouvelle ligne de fracture transatlantique

Le climat qui alimente cette poussée de tension n’est pas seulement diplomatique. Il est aussi économique. Le retour de Trump s’accompagne d’une série de mesures douanières. Huit pays européens se voient frappés d’un droit de 10 %, en lien direct avec leur opposition au projet groenlandais. L’Union européenne et l’OTAN haussent le ton. Le Danemark, propriétaire du territoire arctique, dénonce une posture néo-impériale.

Du terrain politique au monde du football

La contestation déborde même du champ politique. En Allemagne, des figures du football — sans être nommées — commencent à relayer l’idée. Claude Le Roy, depuis l’Afrique, ajoute sa voix à ce concert d’avertissements. Rien d’officiel, mais les signaux s’accumulent.

La FIFA, sous pression à mesure que l’échéance approche

La FIFA, de son côté, avance comme si de rien n’était. Gianni Infantino s’en tient au calendrier. Mais la possibilité d’un Mondial amputé de ses têtes d’affiche européennes viendrait chambouler l’architecture d’un tournoi prévu pour rassembler 48 équipes, dans un pays hôte où les tensions internes — raids migratoires, manifestations — pourraient compliquer encore un peu plus l’équation.

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Théo Larnaudie est un journaliste spécialisé dans le football. Après avoir travaillé au sein de plusieurs médias européens, il a rejoint Sport Live en tant que chef de la rubrique football.

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